Esclavagisme dans la Ville rose : le procès débute demain

Esclavagisme dans la Ville rose : le procès débute demain

Les prévenus sont accusés de traite d'être humain. Crédit : Pixabay
Les prévenus sont accusés de traite d'être humain. Crédit : Pixabay

Lundi 18 janvier 2021 débute le procès de 18 personnes suspectées d’appartenir à un réseau bulgare réduisant des hommes en esclavage à Toulouse. Pour l’occasion, la rédaction du 24heures sera présente pour vous informer des dernières actualités du procès.

Le procès hors normes est délocalisé sur l’Île du Ramier en raison de la crise sanitaire actuelle. C’est dans la salle Jean Mermoz, sécurisée pour l’occasion, que les 18 prévenus, les magistrats, greffiers, avocats, membres de l’escorte, traducteurs, journalistes et le public vont être accueillis. Le procès commence lundi 18 janvier à 8h30 et se termine le 27 janvier. Les prévenus vont devoir faire face aux accusations de traite d’êtres humains, d’association de malfaiteurs et de blanchiment d’argent. Ils encourent 10 ans d’emprisonnement et 1,5 million d’euros d’amende.

Les faits

Mardi 5 juin 2018, 6h du matin, un important dispositif de sécurité est déployé chemin de Gabardie à Toulouse. L’opération réunie des dizaines de policiers, un hélicoptère et un chien de détection. L’opération ciblait ce groupe d’origine bulgare soupçonné de maintenir sous la contrainte une trentaine de victimes (31 hommes, une femme et un enfant) vivant dans ce même camps. Elles devaient ramener de l’argent obtenu grâce à la mendicité. Ils devaient ramener au minimum 30€ par jour s’il ne voulait pas subir des violences raconte une victime qui a osé porter plainte auprès de la Sûreté Départementale en mai 2017. Selon les victimes, l’une d’elle s’est faite rouler dessus par une voiture, certains ont été blessés par des coups de couteaux et même des coups de feu.

La Brigade criminelle et de répression des atteintes aux personnes (BCRAP) est alors chargée de l’enquête. Ils identifient cinq familles, toutes d’origine bulgare, qui se partagent le business. Les mendiants sont considérés comme de la marchandise, ils se les échangeaient entre eux contre 500 euros selon Actu Toulouse.

La chasse aux trafiquants d’esclaves à Toulouse

Cette affaire fait partie d’une série d’opération similaire à Toulouse. En 2018 deux réseaux de prostitution avaient été démantelés. Neuf personnes ont été arrêtées. Un an plus tard, le 3 juin 2019, une résurgence d’un réseau de proxénètes albanais a été démantelé. Lors de cette opération, sept personnes ont été placées en détention.

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