Blagnac : Marianne s’invite en peinture sur l’Hôtel de Ville

Blagnac : Marianne s’invite en peinture sur l’Hôtel de Ville

La fresque de Méro devant l'Hôtel de Ville de Blagnac, symbolisant la démocratie et la république. Crédit : Raphaël Crabos
La fresque de Méro devant l'Hôtel de Ville de Blagnac, symbolisant la démocratie et la république. Crédit : Raphaël Crabos

Du 7 au 11 janvier, l’artiste toulousain Méro réalise une gigantesque fresque devant l’ancienne entrée de la Mairie de Blagnac. Une oeuvre d’art symbolisant la démocratie et la République.

Défendre les valeurs républicaines sous la forme d’une oeuvre visuelle. Il y a quelques mois, la mairie de Blagnac lançait un appel à projet pour redécorer l’ancienne entrée de l’Hôtel de Ville. Jusqu’ici, la façade accueillait la devise de la République française, « Liberté, Égalité, Fraternité ». Au terme d’une consultation citoyenne et artistique, les Blagnacais ont choisi cette oeuvre, représentant une Marianne aux traits d’enfant. Une démarche qui s’inscrit dans le cadre du projet « Blagnac mur-murs », en collaboration avec l’école des arts urbains, l’Aérochrome, et le collectif Cisart.

Rémi Rajaona, alias Méro, devant la Marianne aux traits d’enfant – Crédit : Raphaël Crabos

« À nos enfants de la patrie… »

Derrière cette fresque monumentale de 8 mètres de haut et 5 mètres de large se cache Rémi Rajaona, alias Méro. Pour ce jeune artiste de 33 ans, l’objectif est de faire passer un message autrement qu’avec des mots, au travers de la peinture : montrer un futur rempli d’espoir et de positivité, notamment avec cette petite fille pleine d’avenir représentant la Marianne rajeunie. « De quoi faire un joli clin d’œil à notre hymne national, en illustrant sa première phrase : « À nos enfants de la patrie… ». Plusieurs personnages, de différents âges, vont venir se positionner autour du portrait central, « pour construire cette oeuvre, l’avenir, et la république », résume l’artiste. Une peinture qui permet d’apporter un regard artistique nouveau et différent sur la démocratie et la République.

Une tache rendue compliquée par ce glacial mois de janvier. « Les peintures sont gelées, et nous ne sommes pas censé travailler en dessous de 5°. Donc avec les températures négatives de ces derniers jours, c’est assez compliqué ». Plusieurs fois reporté, le projet aurait dû être terminé pour le marché de Noël de la ville. Avec ses bombes, rouleaux, pinceaux et pochoirs, Méro donne une dimension artistique aux valeurs de la France.

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