La police a embarqué plus de 250 personnes pour les interroger et a tiré des gaz lacrymogènes lors de scènes de violence à Paris samedi, après que les gilets jaunes aient envahi les rues de la capitale pour la première fois depuis la levée de la quarantaine en mai.

Des images et des photos prises dans la ville samedi montrent des voitures incendiées par les manifestants et des gaz lacrymogènes utilisés par la police pour les disperser.
A la suite de ces manifestations, au moins 256 manifestants ont été emmenés pour être interrogés et 90 ont également reçu des avertissements, a déclaré la police de Paris à 18h20.
Un couteau-stylo, un arc et un marteau figuraient parmi les objets saisis aux manifestants, selon un tweet affiché par la préfecture.
Bien que le mouvement du gilet jaune ait prévu quatre manifestations samedi, la police en a interdit deux, a indiqué la préfecture de police de Paris dans un communiqué vendredi.

« Nous ne pouvons pas avoir le chaos et la destruction sur les Champs »

Le chef de la police Didier Lallement a décrit les manifestations interdites comme des « défilés sur les Champs-Élysées ».
« Nous ne pouvons pas avoir le chaos et la destruction sur les Champs », a-t-il ajouté.
Par mesure de précaution, les autorités ont demandé aux entreprises de l’avenue de fermer pendant quatre heures samedi matin et leur ont conseillé de « placer des moyens de protection devant leurs établissements ».
Le mouvement, qui tire son nom des vestes jaunes à haute visibilité que les automobilistes français doivent porter dans leurs véhicules, a débuté en novembre 2018 en opposition aux plans d’augmentation du prix du carburant, avec des centaines de milliers de personnes descendant dans la rue en manifestation.
Au cours de sa première année, le mouvement a débouché sur un plan d’aide de 10 milliards d’euros (11,05 milliards de dollars) pour les pauvres et a conduit le président français Emmanuel Macron à faire marche arrière face à la protestation, ce qu’il avait dit qu’il ne ferait pas.