Le taux d’infection quotidien en France ayant atteint des niveaux jamais vus depuis son précédent pic en avril 2020, le gouvernement suisse envisage de modifier son système de liste des risques de quarantaine pour inclure certaines régions frontalières avec la France plutôt que l’ensemble du pays.

Cette idée est discutée comme un moyen potentiel d’éviter de paralyser les régions de Suisse qui dépendent d’importants flux quotidiens de travailleurs transfrontaliers, les cantons de Genève, Vaud et Bâle-Ville en particulier.

Genève et la France partagent un aéroport et une grande partie du personnel travaillant dans le secteur de la santé à Genève fait quotidiennement la navette depuis la France.

Le taux d’infection sur 14 jours en France est actuellement de 108 pour 100 000, ce qui est supérieur au seuil de déclenchement de la Suisse, qui est de 60 pour 100 000. En théorie, la France devrait déjà figurer sur la liste de la Suisse.

Une idée est d’imposer une quarantaine aux personnes arrivant des points chauds de France, comme la région parisienne, plutôt que de tout le pays.

Les taux d’infection déjà élevés dans les cantons suisses de Genève et de Vaud, deux cantons où les flux quotidiens de travailleurs transfrontaliers en provenance de leur voisin sont élevés, ajoutent à la complexité de la situation.

Le 2 septembre 2020, les taux d’infection à Genève et à Vaud étaient de 114 et 113 pour 100 000 sur les 14 derniers jours, ce qui est supérieur à la moyenne de 108 pour la France.

Selon la RTS (Radio Télévision Suisse) , le gouvernement suisse prévoit de discuter de cette question lors de sa prochaine réunion, le vendredi 11 septembre 2020.