L’exposition « Régénérations BD » a eu lieu, jeudi 10 septembre à Toulouse. Une exposition de planches réalisées par trois illustratices, au rendu exceptionnel. Mais c’est avant tout beaucoup de travail en amont, trop souvent oublié, et pas toujours connu.

Dès l’entrée, placé dans un petit couleur en arc de cercle, à une dizaine de maître en face de la porte, on aperçoit l’arche qui donne sur la salle d’exposition. Ici, les dessins pleins de vie, avec des personnages omniprésents et des détails à n’en plus finir. L’exposition offre un spectacle des plus appréciables.

Direction le long et large couloir illuminé où se déroule l’exposition. Ici, les murs sont remplis de planches de bandes-dessinées, exposées dans des cadres comme des tableaux. Des dessins pleins de vie avec beaucoup de personnages. Certains en couleur, d’autres en noir et blanc, il y en pour tous les goûts.

Une exposition présentée par les trois dessinatrices Zelda Pressigout, Fanny Grosshans et Noémie Honein. Autrices, illustratices et bien d’autres, elles jonglent entre parutions dans la presse, maison d’éditions et créations personnelles.

Un métier pas toujours facile

« Ce qu’il y a dedans [l’exposition], c’est le travail sur trois ans. […] Pour faire une expo, il y a toujours le temps de préparation, de mettre sous cadre les choses qu’on va exposer … »

Noémie Honein

Une belle initiative, mais aussi une représente une quantité importante de travail, selon nos trois auteures. Un travail compliqué par le nombre d’illustratrices. Les dessinatrices doivent s’accorder de manière à créer une harmonie entre les œuvres.

Le tout en deux jours, dont elles disposent pour mettre en place l’ensemble des œuvres présentées. Encore à l’ouverture, Noémie peaufinait encore quelques détails, et fixait encore les œuvres aux murs.

Une quantité de travail que reconnaît également Romain Pujol. Le dessinateur de la fameuse BD des « Lapins crétins », est également scénariste. Un métier différent qui inclut la réalisation du scénario et du storyboard. Plus de travail, le scénariste doit également avoir beaucoup d’imagination. Mais ce n’est pas toujours facile.

Mes publications

« Le plus difficile pour moi, c’est le regard qu’ont les gens sur ce métier. Créer c’est agréable, on fait un « métier-passion ». Mais c’est le problème des « métiers-passions », les gens ne pensent pas que c’est un métier. C’est un « métier-passion » assez mal considéré par moment parce que les gens n’y voient que du plaisir alors que non.« 

Romain Pujol

En effet, comme tout métier, il arrive parfois que le travail soit pénible, même dans des métiers comme ceux-là. Faire un storyboard pendant deux heures puis tout recommencer parce qu’on se rend compte, une fois terminé, qu’il ne correspond pas à nos attentes, c’est ce à quoi est confronté le scénariste par moment. Des difficultés quotidiennes qui surviennent inévitablement malgré l’amour du métier.

Parfois, le manque d’inspiration ou l’approche des échéances sont d’autant plus de contraintes qui rythment le quotidien de Romain et des scénaristes de manière plus générale. Parfois, il passe des journées interminables sur ses œuvres, et pas pour autant « agréables ».

Un festival pour promotionner l’univers de la BD

Si de nombreuses facettes du travail de la bande-dessiné restent floues, c’est finalement l’ensemble de l’univers des bulles qui souffrent d’un manque de popularité auprès du grand public. Une situation à laquelle la mairie de Toulouse a décidé de répondre avec le festival « Bulles d’Imaginaire ».

https://www.toulouse.fr/documents/10718111/11417075/178595/d04e4d2c-63c3-4dfa-b779-5dc8336fb367

Auteurs, dessinateurs vous emmèneront dans un tout autre univers. Un voyage introduit par l’exposition « Régénérations BD », au centre culturel des Mazades. Une exposition sous le ton du l’humour avec de l’autofiction et des dessins hauts en couleurs.

Des événements qui compensent tant bien que mal l’absence de festival de la bande-dessinée à Toulouse. Celui de Colomiers connaît un certain succès mais ils sont trop peu nombreux à Toulouse. Un point qui pénalise les illustrateurs et scénaristes Toulousains.

Le festival a pour but de mettre en avant l’univers de la BD. Une initiative mise en place par la mairie de Toulouse. Plusieurs animations seront disponibles sur des thèmes tels que la créations de storyboards, de planches en stop-motion, ou encore de personnages.

Le centre culturel de Soupetard, qui accueillera Romain Pujol et sa BD « Les Lapins Crétins ». L’occasion pour tous de venir profiter d’un échange avec l’auteur du best-seller. Au total, 80 événements auront lieux dans les différents culturels de Toulouse, jusqu’au 31 janvier.