Emmanuel Macron présidera mardi à l’Elysée une conférence nationale du handicap, les associations attendent des décisions et des mesures. 

Il y a quinze ans, la loi pour l’égalité des droits et des chances, la participation et la citoyenneté des personnes handicapées était promulguée. Ce mardi, Emmanuel Macron tiendra la 5e conférence nationale du handicap. À mi-mandat, c’est l’occasion pour le président de la République de tirer un premier bilan sur l’action du gouvernement sur le handicap, mais aussi de montrer les perspectives sur le sujet. 

Plus d’emplois pour les handicapés 

Il faut s’attendre à des discussions au niveau des emplois pour les personnes handicapés. Aujourd’hui, on peut considérer cela comme un point noir, car le taux de chômage des handicapés est plus élevé que la moyenne nationale. La loi oblige les entreprises à plus de 20 employés à embaucher au moins 6 % de personnes à situation de handicap. Le gouvernement va annoncer son souhait de passer à 10 000 apprentis au lieu de 4 000. 

La priorité de la scolarisation 

L’interrogation se pose surtout sur la scolarisation. L’objectif du gouvernement, « c’est qu’aucun enfant ne soit sans solution de scolarisation à la rentrée prochain » indique l’Elysée. Pour simplifier la vie des familles, souhaite aussi faire entrer davantage les équipes médico-sociales.

EDIT (14h) : Les mesures prises par Monsieur le président de la République.

  • Trouver une solution pour que tous les enfants soient scolarisés lors de la rentrée de septembre prochain.
  • Le recrutement de 11 500 AESH supplémentaires d’ici à 2022 pour l’accompagnement des enfants en position de handicap.
  • L’introduction d’un  » module handicap dans la formation initiale de professeurs des écoles et des enseignants du secondaire  » et le déploiement d’ unités psychosociales au sein des écoles ou en lien avec elles. Ces équipes devront travailler avec les équipes éducatives.
  • Pour les enfants autistes, Emmanuel Macron compte étendre aux 7-12 ans le « forfait diagnostic et intervention précoce » instauré en 2019 pour les enfants de 0 à 6 ans. Les familles modestes pourront avoir accès à des séances avec un psychologue ou un ergothérapeute, prises en charge par la Sécurité sociale pendant au moins douze mois.
  • Création d’un numéro unique. Pour aider les familles à trouver un accompagnant scolaire ou une place en établissement, un numéro de téléphone unique, le 360, sera créé le 1er janvier 2021. Il permettra de joindre « quatre cents communautés d’accompagnement qui se coordonneront pour trouver des solutions » sur un territoire.
  • Une aide financière supplémentaire. Une mère ou un père handicapé qui a besoin d’une assistance technique ou physique pour la prise du biberon, du bain ou du repas de son enfant pourra bénéficier d’une aide financière pour ces tâches quotidiennes. Cette nouvelle aide sera versée à travers la prestation de compensation du handicap, aujourd’hui financée à 70 % par les départements. Et pour les personnes victimes d’un handicap irrémédiable, le gouvernement a d’ores et déjà ouvert la possibilité d’avoir des « droits à vie ». Ils n’auront ainsi plus à justifier de leur infirmité, tous les trois ans, pour percevoir l’allocation adulte handicapé (AAH).