La Direction générale de la concurrence, de la consommation et de la répression des fraudes (DGCCRF) a annoncé ce vendredi 7 février 2020 que le géant des mobiles, Apple, écoperait de 25 millions d’euros d’amendes, en France, suite au scandale des iPhone ralentis après le déploiement d’une mise à jour.

La DGCCRF a qualifié ces procédés comme « des pratiques commerciales trompeuses par omission ». Apple ne semble pas réfuter les accusations. La firme s’est résolue à payer cette somme pour fermer le dossier judiciaire et pouvoir enfin tourner la page d’une histoire qui aura entaché sa réputation.

Encore de l’obsolescence programmée ?

Être accusé de pratiquer l’obsolescence programmée, ce n’est pas la première fois qu’Apple en subit les blâmes. En janvier 2018, le parquet avait initialement ouvert une enquête préliminaire pour obsolescence programmée suite à une plainte déposée par l’association Halte à l’obsolescence programmée (HOP). Cette dernière n’aura pas totalement eu gain de cause puisque la justice a tranché qu’il s’agissait plus d’une pratique commerciale trompeuse que d’obsolescence, qui est très difficile à prouver en France. Cette fois encore l’obsolescence programmée n’a pas été retenue, mais HOP estime tout de même que cette amande est un premier pas : « une première victoire historique contre des pratiques scandaleuses du prêt-à-jeter, tant pour les consommateurs que pour l’environnement ». Il regrette, cependant, qu’un accord à l’amiable ait été passé avec Apple, privant ainsi les consommateurs d’un procès public.

A savoir qu’en 2017, Apple avait admis brider volontairement certains modèles d’iPhone afin d’éviter une dégradation trop rapide de la batterie, un argument qui n’avait pas convaincu grand monde. Néanmoins la stratégie de l’aveu est payante et ne se répercute pas sur les ventes de la firme américaine.