La banque alimentaire de Toulouse lance la plateforme ProxiDon contre le gaspillage alimentaire. Un fléau trop présent en France.

C’est la septième ville de France à adopter cette plateforme. Mis en place par la banque alimentaire, ProxiDon a pour but d’éviter le gaspillage alimentaire en simplifiant les échanges entre les associations et les commerces ou épiceries, principales cibles du dispositif, même si la grande distribution peut aussi l’utiliser. Une initiative dont se réjouit Aurélie Racine, directrice de la banque alimentaire de Toulouse : « Cela répond vraiment à une demande et à un besoin qui a émané des deux côtés : les associations ont du mal à trouver autant de ressources qu’il y a de besoins et les professionnels veulent mettre fin à un gaspillage quotidien ».

La vocation de l’association étant de récupérer ce qui pourrait être jeté, elle n’achète aucune denrée. «Le gaspillage alimentaire nous tient particulièrement à coeur, à la banque alimentaire on a deux piliers : favoriser l’anti-gaspillage et aider l’homme à se restaurer. C’est vraiment notre ADN. » explique la directrice. En 2019, grâce à la plateforme ProxiDon, 720 313 kg ont été récoltés, soit 1 440 626 repas distribués.

La France pas très bon élève

Les chiffres ne sont pas très bons dans l’Hexagone. Selon les données du Ministère de la Transition écologique et solidaire datant du vendredi 31 janvier dernier, les pertes et gaspillages alimentaires représentent 10 millions de tonnes de produits par an en France. Selon les chiffres de l’Ademe (Agence de l’Environnement et de la Maîtrise de l’Énergie) cette fois, dans la distribution, soit les hyper et supermarchés, hard-discounts, commerces et épiceries de proximité, la quantité de déchets alimentaires s’élève à 2, 3 millions de tonnes.

Néanmoins, Aurélie Racine se veut rassurante : « Il en existe toujours, mais de plus en plus de personnes et de professionnels y sont sensibles ». En effet, si les chiffres restent désolants, les initiatives de réduction de déchets se sont multipliées ces dernières années en France. Quant au gouvernement, il s’est notamment engagé au travers du Pacte national de lutte contre le gaspillage alimentaire à réduire de moitié le gaspillage alimentaire (par rapport à son niveau de 2015) à l’horizon 2025.