Plusieurs bénévoles de l’association Toulouse en transition se sont retrouvés autour d’une idée commune : créer des micros forêts dans les quartiers de la Ville rose.

Ce groupe de militants a décidé de créer un collectif afin de planter ces micros forêts urbaines à la méthode Miyawaki. Une technique japonaise qui permet de reforester des parcelles, même celles ayant des sols très abîmés, en favorisant une plantation très dense d’essences locales. Avec cette méthode on observe une croissance des arbres dix fois plus rapide que dans une forêt classique. 

Cette méthode japonaise, utilisée dans le monde entier, permet d’avoir des forêts extrêmement dense, au cœur des plus grandes métropoles. Les micros forêts toulousaines auront une densité de trois arbres par mètre carré contre un arbre par mètre carrés dans une forêt classique.

Pour être formé à ce projet, le collectif a fait appel à un biologiste spécialiste dans la plantation de forêts urbaines. Nicolas de Brabandère fondateur d’Urbanforest explique son rôle dans le projet :  » Mon but est de les accompagner techniquement a créer leur propre forêt. Je vais former la vingtaine de bénévoles pour la toute première forêt, ensuite ils auront les acquis et pourront être autonome pour les prochains projets. Cette formation se passera sur 5 jours ». Durant cette semaine les bénévoles du collectif apprendront le fonctionnement complet d’une forêt, le choix des arbres en fonction de la région pour pouvoir réaliser cette première étendue d’arbres dans de bonnes conditions.

 » Eux ont la connaissance du terrain et moi, j’ai la connaissance théorique, on a élaboré ensemble la liste des essences. Il y en aura une vingtaine, parmi eux des chaînes, des poirier, des tilleuls, des pommiers…  » explique le gérant d’Urbanforest qui à déjà contribué à des projets similaires dans plusieurs métropoles européennes.  

L’association Arbres et Paysages d’Autan accompagne également les bénévoles dans ce projet,  » Nous les conseillons sur le choix des essences. Puis ce sont nous qui les fournissons, on travaille avec un pépiniériste, on récolte les graines, pour ensuite mettre dans la terre des plants qui sont vieux de 1 an. Le fait d’utiliser des jeunes plants permet de bonnes reprises, on espère avoir 0 % de mortalité,  » exlique Foizig Lenormand, technicienne animatrice de l’association qui suivra ces plantations pendant 3 ans.

 » Transformer la Ville rose en ville verte  »

 » Notre objectif, c’est de faire des petites surfaces 0.2 à 5 hectares, il n’y aura pas d’interventions mécaniques puisque tous les arbres seront plantés par des bénévoles. La plantation se fera tout au long d’une journée avec un public scolaire afin de sensibiliser les plus jeunes, ils seront accompagnés par les bénévoles qui ont portés le projet. » Explique Nathalie Penella, membre du collectif.

 La sensibilisation des citoyens et des riverains à la biodiversité est la priorité du collectif. L’avantage de ces micros forêts, c’est qu’elles permettent de végétaliser les villes ,de capter et d’attirer un habitant de quartier dans ce lieu « vert » .  » On cherche vraiment à toucher les riverains qui habitent à proximité de nos micros forêts, qu’ils apprennent à vivre avec et qu’ils l’entretiennent  » affirme Nathalie, l’une des protagonistes de ce projet.

La toute première micro forêt sera au quartier de Rangueil, la plantation est prévue au 2 mars prochain  » Nous avons fait le choix de planter notre première micro-forêt à Rangueil, car c’est un quartier proche du téléphérique où l’on observe le plus de pics de pollutions à Toulouse. Nous cherchons à l’implanter au plus près du périphérique afin d’apporter un îlot de biodiversité et de fraîcheur dans le quartier.  » dts Nathalie Penella. Cette plantation sera répartie sur 400 mètres carrés soit 1200 pieds au total. Le projet intègre également une dimension pédagogique en travaillant avec le collège La Prairie. Plusieurs animations et ateliers ont été planifiés auprès de deux classes de 6ème,

Ces appels à projets ont été financés par 3 PME toulousaines , Toulouse Métropole et des appels au dons. Pascal Ausina est le directeur de Prolinair l’une des entreprise qui finance se projet, il explique pourquoi il a soutenu cette initiative.  » Nous sommes une entreprise de transport par avion et bateau qui a un fort impact carbone sur la planète. Nous avons donc décidé de sponsoriser ce projet écologique, en nous engageant financièrement auprès du collectif « 

Les bénévoles prévoient de planter 8 micros forêts dans 8 quartiers de la Ville rose en 2 ans sur des terrains privés ou mis à disposition par la mairie. À noter que la plantation d’arbres n’est possible que durant l’hiver c’est à dire de novembre à février.