Les autorités sanitaires chinoises annoncent désormais 17 morts. Selon leurs dires, la lutte contre la propagation du virus est à un « stade critique ».

Le bilan augmente. Les autorités sanitaires chinoises annoncent, ce mercredi après-midi, 17 morts. Ce matin, les autorités rapportaient ce matin un message plutôt négatif sur la situation, lors d’une rare conférence de presse à Pékin. « Ce virus pourrait muter et se propager. Il faut être hautement vigilant », a déclaré Li Bin, le vice-ministre de la commission nationale de la Santé. Des mots peu rassurants, donc, rompant avec le discours rassurant de la semaine passée. Pékin joue la carte de la transparence, à quelques heures d’une réunion cruciale de l’OMS à Genève, qui examinera l’opportunité de déclarer « une urgence de santé publique de portée internationale » (USPPI).

Une exportation du virus de plus en plus envisagée

La deuxième économie mondiale est en état d’alerte à quelques jours des célébrations du nouvel an lunaire, ce 25 janvier qui voit des centaines de millions de Chinois voyager pour rejoindre leur ville natale ou l’étranger. C’est là que le problème intervient. Cette migration importante augmente le risque de propagation du virus au niveau international. Avec les nombreux chassés-croisés d’avions et de trains, la crainte de voir que l’épidémie de pneumonie originaire de la capitale de la province centrale du Hubei ne se répande à travers tout le pays devient très sérieuse. Cette hypothèse n’a pas tardé à s’avérer. Aux Etats-Unis, un premier cas a été recensé à Seattle. L’inquiétude grandit, et l’OMS souhaite endiguer ce virus avant qu’il ne se développe à l’échelle mondiale.