Plus de 35 ans après les faits, la garde à vue de Murielle Bolle de 1984 a été annulée par la cour d’appel de Paris. C’est lors de cette audition qu’elle avait mis en avant l’implication de Bernard Laroche dans l’enlèvement et le meurtre de Grégory Villemin.

C’est un des faits divers le plus connu de France à ce jour, et l’affaire Grégory fait encore parler d’elle plus de 35 ans après les faits. Grégory, c’était ce petit garçon de 4 ans dont le corps a été retrouvé sans vie, dans la Vologne, une rivière du département des Vosges. C’est à la suite de ce tragique événement que Murielle Bolle a été placée en garde à vue. Elle avait 15 ans à l’époque. Elle y avait déclaré qu’elle était en voiture avec son beau-frère, Bernard Laroche, quand il s’est arrêté chercher Grégory Villemin, le jour de sa disparition. Elle aurait alors, avec l’aide des gendarmes, tracé les chemins empruntés avec son beau-frère en voiture sur une carte. C’est donc cette garde à vue qui a été annulée en ce jour. Elle a été estimée contraire à la Constitution.

Les conséquences de cette annulation

Toutes les déclarations faites par Murielle Bolle lors de cette garde à vue sont donc invalidées, et ne peuvent pas être retenues dans l’enquête. En revanche, ses aveux prononcés devant les gendarmes avant la garde à vue, mais aussi aux juges Lambert lors d’un interrogatoire quelques jours plus tard restent, eux, utilisables.

Mais cette décision ne satisfait pas l’avocat des parents de Grégory Villemin, M. François Saint-Pierre. En effet, il livre à l’AFP que lors de cette garde à vue, ou « audition de témoin assisté » comme il l’appelle, « Murielle Bolle a livré aux gendarmes l’intégralité du récit de l’enlèvement de Grégory par Bernard Laroche, c’est l’essentiel. »

L’enquête se poursuit encore aujourd’hui pour déterminer qui a tué le petit Grégory, et pourquoi.