La température moyenne du corps humain n’est plus la même qu’au 19e siècle. Selon une étude des chercheurs de la Stanford university school of medicine, cette dernière ne serait plus que de 36,5 °C.

Et si, à partir de 37°C, les médecins considéraient que l’on est fiévreux ? Cette fameuse moyenne pourrait bien être, dans tous les cas, moins élevée qu’escomptée. Les chercheurs affirment que la température classique du corps humain aurait changé au fil des années : celle-ci aurait baissé et serait passée en moyenne de 37°C à 36,5°C. En effet, dans le journal scientifique eLife, ces chercheurs affirment que cette moyenne a été préalablement établie par le médecin allemand Carl Reinhold August Wunderlich en 1851. Néanmoins, des études plus récentes auraient démontré que ce nombre est obsolète.

Une des raisons : l’amélioration de la qualité de vie

Une des pistes de réflexion qui revient souvent, c’est l’évolution de l’espèce humaine. Selon de récentes recherches, la baisse de la température corporelle proviendrait du résultat de changements dans notre environnement au cours des 200 dernières années. Ils auraient entraîné des changements physiologiques dans notre organisme. Des tests ont été faits en étudiant plus de 600 000 mesures de température relevées sur des habitants des Etats-Unis entre 1862 et 2017. Le but : développer un modèle linéaire qui analyserait la température corporelle au fil du temps. Les résultats sont plutôt convaincants. La température corporelle des hommes nés dans les années 2000 est en moyenne inférieure de 0,59°C à celle des hommes nés au début des années 1800. Tandis que celle des femmes est en moyenne inférieure de 0,32°C.

Une fois ces tests rendus concluants, les chercheurs ont écartés l’hypothèse de la modernisation des thermomètres. Ils restent, cependant, convaincus que leur étude démontre bien une « tendance au refroidissement » qui pourrait s’expliquer par un changement dans le métabolisme corporel au repos. Il serait causé par une baisse du niveau d’inflammation chronique de l’organisme à l’échelle de la population.

Le confort responsable de la baisse

Au final, la santé publique s’est améliorée au cours des 200 dernières années grâce aux progrès médicaux, à une meilleure hygiène, à une plus grande disponibilité des aliments et à une amélioration du niveau de vie. Les chercheurs pensent aussi qu’une vie confortable à température ambiante constante contribue à un métabolisme au repos plus faible. Evoluer dans un environnement constant supprime donc le besoin de dépenser de l’énergie pour que le corps puisse maintenir une bonne température corporelle.