C’est une affaire sordide qui a fait grand bruit. En février dernier, une tête et deux corps de phoques avaient été découverts décapitées sur les plages du Finistère.

La gendarmerie maritime avait dès lors lancé un avis de recherche. En parallèle à ces investigations, l’ONG Sea Sheperd, vouée à la protection des écosystèmes marins, avait promis un « prize-cash » de 10000 euros pour toute information qui permettrait aux gendarmes d’identifier les coupables.

Deux ans de prison et 150 000 euros d’amende

A l’issue des investigations conduites par la gendarmerie maritime de Concarneau, un marin a reconnu avoir décapité deux phoques. Plus surprenant, il a déclaré plus tard avoir conservé les têtes pour les naturaliser, un vrai travail (dissimulé) de taxidermiste. Ces pêches jugées « accidentelles » n’étaient pas déclarées par le responsable du navire malgré l’obligation réglementaire en vigueur. Convoqués aujourd’hui devant le tribunal correctionnel de Quimper, les deux marins encourent des peines importante. L’employé qui a décapité les deux phoques pourrait passer deux ans derrière les barreaux et s’acquitter de 150 000 euros d’amende pour détention, transport, utilisation et naturalisation d’une espèce naturelle protégée.

Dans un communiqué , Sea Sheperd affirme « qu’il faut faire cesser l’impunité ambiante qui règne autour de ces actes de barbarie et d’atteinte aux espèces protégées ».