Aujourd’hui, Emmanuel Macron se rendra au Conseil économique social et environnemental (Cese) pour échanger pour la première fois avec la Convention citoyenne sur le climat (CCC). Cela fait maintenant plus de trois mois que les membres de la CCC se réunissent, mais à quoi sert-elle ?

La création de la Convention citoyenne sur le climat a été amenée sur la table par Emmanuel Macron en pleine crise des gilets jaunes, comme réponse à leur mécontentement. Elle intervient également dans un contexte de fortes préoccupations écologiques, qui inquiètent de plus en plus la population. Le but de cette participation citoyenne est que les français se sentent concernés, mais puissent aussi avoir l’occasion de participer à l’avenir du pays. Voilà les intentions exprimées par le Président de la République à l’annonce de ce projet.

Qui sont les membres de cette Convention citoyenne sur le climat ?

La CCC est principalement composée de 150 citoyens, qui ont été tirés au sort. À l’instar des jurés d’assises, ils sont indemnisés pour chaque journée de mobilisation. Ils viennent donc de partout en France, et de toutes catégories socio-professionnelles. Il y a également un Comité de gouvernance. Il est quant a lui co-présidé par des membres qui ont été choisis, avec des compétences, certaines en terme d’écologie, d’économie, mais aussi dans le domaine social. Certains des citoyens tirés au sort en font également partie.

Comment fonctionne-t-elle ?

La CCC a un but principal : trouver des solutions afin de diminuer de 40% les émissions de gaz à effet de serre d’ici 2030, avec comme base l’année 1990. Un projet ambitieux donc, qui plus est quand il est principalement composé de citoyens lambdas plus ou moins sensibilisés ou renseignés sur l’environnement. C’est un défi de taille pour cette expérience de « démocratie participative », dont les conclusions devraient être présentées d’ici avril. Pour y parvenir, la CCC doit se réunir six fois entre octobre et fin janvier, sur trois jours à chaque fois. La session qui début aujourd’hui est donc l’avant-dernière. D’après Emmanuel Macron, ces propositions émises par la CCC seront par la suite soumises à un référendum, au vote du Parlement, ou bien même, appliquées directement.

Des promesses alléchantes, donc, dans l’espoir d’une réelle démocratie participative, mais on le sait, la réalité est très souvent différente des ambitions. Il faudra donc attendre au moins mi-2020 pour évaluer l’impact de cette Convention.