Crédit : Agathe LM

En 5 jours, 4 femmes avaient perdu la vie, tuées sous les coups de leurs conjoints. Certaines associations féministes tirent la sonnette d’alarme en ce début d’année et appellent le gouvernement à réagir.

En novembre 2019, Edouard Philippe annonçait le plan de lutte du gouvernement contre les violences conjugales.

Un budget de 360 millions d’euros dédié à la lutte contre les violences faites aux femmes

Ce budget, mis en place pour l’année 2020, est notamment censé permettre de mieux former les forces de l’ordre, avec la création de postes supplémentaires d’intervenants sociaux dans les commissariats et les gendarmeries.

  • Les femmes victimes de violences physiques ou morales pourront appeler ce numéro spécifique, le 3919 (joignable 24 heures sur 24.)
  • Les règles concernant le secret médical seraient aménagées, pour permettre aux professionnels de santé de signaler plus facilement les « cas d’urgences absolues ».
  • Deux centres de prise en charge des hommes auteurs de violences conjugales doivent être mis en place dans chaque région.
  • Enfin, les termes de « violence » et d' »emprise » seront redéfinis afin de sanctionner durement les auteurs de harcèlement.

La justice met du temps à juger certains féminicides

Certains dénoncent l’inaction de la justice, qui juge tardivement des féminicides. C’est le cas par exemple à Nanterre, où un homme est jugé devant la cour d’assise pour avoir brûlé vive sa compagne en septembre 2017, devant leur fille. Brûlée à 92%, Ghyslaine Bouchait meurt de ses blessures deux jours plus tard. Pour cet acte, cet homme encourt la prison à perpétuité. Cette affaire, qui s’est pourtant déroulée en 2017, est jugée seulement à partir d’aujourd’hui.