La course à la mairie est lancée. Les prochaines élections municipales (les 15 et 22 mars) vont-elles rebattre les cartes de la vie politique locale ?

Dans la ville rose, les sondages politiques ne sont pas fleuves. Les dernières enquêtes d’opinion en date sont celles de l’IFOP (novembre 2019 – un rapport qui estime la popularité des candidats dans la ville rose – sans réel pronostic) et de BVA pour La Tribune ( 16 mai 2019 ). Les derniers sondages en infographie présagent des changements possibles au Capitole :

Réalisé en mai dernier, le sondage de BVA pour La Tribune se base sur des hypothèses aujourd’hui bancales puisque plusieurs rapprochements ont été opérés depuis. Il donne cependant des enseignements sur les rapports de forces engagés dans les municipales à Toulouse. Initialement candidate du Parti socialiste, Nadia Pellefigue (vice-présidente PS de la région) est désormais tête de liste divers gauche (candidate de « Une Nouvelle Energie », soutenue par le PS, le PCF et le PRG).

Peu connu des électeurs toulousains, Antoine Maurice est la tête de liste d’ « Archipel Citoyen », une liste ancrée à gauche qui rassemble EELV et La France Insoumise au sein d’un grand collectif inspiré de Podemos, parti politique espagnol. Elu d’opposition sous le mandat de Jean-Luc Moudenc, il s’était déjà présenté aux municipales de 2014, récoltant un score de 6,99% au premier tour.

Candidat autonome aux élections municipales dans une liste soutenue par le Modem, Franck Biasotto est un adjoint au maire de Toulouse. Il entend incarner le centre avec une liste (nommée « Toulouse Belle et forte ») concurrente à celle de Jean-Luc Moudenc (LR). D’autres élus sortants, sans étiquettes, sont présents sur cette liste.

En sus des rapprochements, Pierre Cohen, ex maire PS de Toulouse (2008-2014), a officialisé sa candidature aux élections municipales le 18 décembre sous l’étiquette de « Générations », le mouvement créé par Benoît Hamon en 2017. Absent du sondage-ci dessus , il est renforcé par une enquête d’opinion (voire ci-dessous) qui le place en tête des personnalités de gauche préférées dans la ville rose. L’ancien édile souhaite contrecarrer la droite de Jean-Luc Moudenc.

En 2014, la gauche s’était répartie en trois listes distinctes et Pierre Cohen avait manqué l’investiture de 6000 voix. Reste à savoir si l’union de la gauche sous l’égide du PS face à la gauche citoyenne de « Générations » va permettre de dégager une nouvelle offre politique à gauche. Dans les sondages, de nouveaux outsiders crédibles comme Antoine Maurice (38 ans, président du groupe « Toulouse écologiste et citoyenne ») proposent une alternative au duo Moudenc-Cohen en place depuis plus de quinze ans. Riches en rebondissements, les élections municipales toulousaines promettent une fin de campagne électorale mouvementée.