La commission européenne organise depuis 4 ans un concours pour récompenser la ville qui innove le plus . En Octobre 2018 à Lisbonne a eu lieu la finale avec 12 métropoles finalistes dont Toulouse qui avait déjà participé à cette dernière marche de la compétition en 2017 . C’est finalement la capitale Grecque Athènes qui remporta ce trophée avec un top 6 pour la métropole toulousaine .

“Nous avons revu notre dossier et nous avons (désormais) plus de chances de figurer dans le top 5”, estimait ainsi Bertrand Serp, le vice-président de Toulouse Métropole chargé de l’économie numérique. L’élu toulousain avait visé juste mais la délégation toulousaine n’est pas rentré bredouille de cette compétition car  dans le cadre du programme de recherche et d’innovation Horizon 2020, ce prix (également baptisé iCapital) vise à récompenser « les efforts des villes européennes pour promouvoir et expérimenter les pratiques innovantes, associer les citoyens dans la recherche de solutions locales et créer un écosystème attractif liant décideurs et entreprises »et donc Toulouse Métropole a reçu une subvention de 10000 euros. La collectivité s’est engagée à investir 500 millions d’euros dans le cadre de sa démarche Smart City sur la période 2015-2020 pour financer l’expérimentation de projets innovants. Outre les lampadaires »intelligents »de Kawantech la PME Easymile  a pu tester en 2018 pendant plusieurs mois sa navette autonome sur les allées Jules Guesde.

Pourquoi Toulouse a était finaliste ?

Selon Bertrand Serp , Toulouse a était retenu pour deux raisons : « la première parce que nous avons mis en place une véritable fabrique à projet , un laboratoire des usages pour l’innovation sur le site de Toulouse , et Toulouse métropole a permis ainsi de co-construire sa « Smart City » entre les habitants , les entrepreneurs et les starters . La deuxième raison c’est que nous avons misé très tôt sur l’intelligence artificielle et pour cette raison nous avons était retenu au niveau national comme une des quatre villes françaises avec le potentiel d’accueillir un centre de recherche sur l’intelligence artificielle le projet « Aniti » cela nous a permis de mettre en place des outils comme des « chatbot » des petits robots qui permettent ainsi sur les sites métropolitains et le site de la ville d’avoir des usages conversationnels entre les métropolitains et la collectivité , je suis très content d’être un acteur du projet et c’est ensemble que nous allons prévoir la ville du futur »

Le projet « Smart City »

Smart City 2015- 2020 a pour objectif de construire avec les citoyens la ville intelligente de demain : plus fluide, conviviale, innovante, dynamique, attractive, responsable, durable.
Présentée en décembre 2014 et entrée dans une phase de concrétisation, l’ambition se confirme en 2017, après plusieurs mois de co-construction qui ont mis les citoyens et les entreprises au cœur de la démarche.

Toulouse l’Open Métropole, c’est faire de Toulouse une ville moderne plus facile à vivre, plus collaborative. Une ville qui prend le parti des technologies les plus performantes pour faciliter la vie des citoyens et rendre l’action publique plus efficace.

5 ambitions

500 millions d’euros

Le schéma directeur Smart City a été adopté en décembre 2015, il prévoit 500 millions d’euros d’investissement public d’ici 2020 pour transformer Toulouse en « Open Métropole ». La Métropole compte aussi sur les acteurs privés et les entreprises pour se mobiliser. L’effet levier en termes d’investissements privés est estimé à 200 millions d’euros supplémentaires.

Les chantiers

Des chantiers emblématiques de l’Open Métropole ont été lancés et initiés en 2015 autour de chefs de projets, de Toulouse Métropole ou de structures associées (SMTC TISSEO, So Toulouse), des consortiums, des clusters. Ils définissent des programmes d’investissements et des projets pour une accélération, une amplification, un rayonnement national ou international.


Les démonstrateurs

En 2017 neuf projets ont été mis en œuvre dans le cadre de partenariats entre acteurs publics et privés sur des thèmes très divers  (ville connectée, mobilités, eau, parking, autonomie des seniors, véhicule autonome…). Ils s’appuient sur des consortiums composés de grands groupes, PME et start-up, des appels à projets nationaux ou européens… et donnent lieu à un co-investissement public et privé.


Les expérimentations startups

La Métropole expérimente, innove,imagine des dispositifs inédits et anticipe les transformations liées à l’interaction entre la ville et le numérique. C’est l’objectif recherché à travers les expérimentations conduites avec des startups pour faire émerger de nouveaux produits et usages. 


Le Laboratoire des usages

Pour accompagner ces projets et coller au plus près des attentes des citoyens, ce dispositif d’animation et de concertation compte favoriser et accompagner le développement de nouveaux services et produits, dans une démarche associant les entreprises et les citoyens.  En 2016, des ateliers ont invité les citoyens à réfléchir, à tester et à s’exprimer sur l’e-citoyenneté, la propreté  ou le vivre-ensemble. En 2017, le déplacement des personnes à mobilité réduite était le thème principal de ces ateliers.