17 rue du Japon, Toulouse. Deux grandes grilles et une allée encadrée par des palmiers mène à une yourte. Le soleil brille dans les grandes fenêtres bleues du bâtiment qui se dessine derrière. C’est le musée Georges Labit. Dédié en grande partie à la culture asiatique, le musée propose différentes animations lié à la culture japonaise, en plus des expositions temporaires et permanentes.

De nombreuses visites commentées sont menées par les conférencières, Agnès et Marielle. Elles accueillent des groupes, des familles mais aussi des classes. Très à l’écoute des enfants, elles détaillent chaque pièce du musée. “Vous avez remarquez que le bleu est une couleur qui revient souvent, c’est la couleur qui redonne la vie”, dit-elle aux enfants qui observent les sarcophages, ébahis.

Une classe découvre les estampes japonaises.

Une programmation qui marche…

Les petits ne sont pas les seuls fascinés par toutes ces sculptures, estampes et objets témoins de la vie de l’époque. Les animations proposées sont d’ailleurs “généralement pour les adultes” selon Anne Nadeau, responsable de la programmation du musée. Elle explique que les ateliers amènent de nouvelles personnes au musée, mais que la majorité est déjà venu. Les ateliers sont très appréciés, “on ouvre les inscriptions un mois avant la date et en quinze minutes c’est complet !” dit-elle en souriant fièrement. Lors de la construction de projets, le musée “recherche des intervenants” sinon, les personnes les contacte directement. C’est une procédure sérieuse, où ils étudient “leur dossier, vérifie leur expérience”, étant “musée de France”, Anne Nadeau confie qu’ils doivent “faire les choses bien”. C’est le cas d’Ikuko Jacquet-Yamakasi, chef japonaise. Elle propose l’un des atelier les plus populaires, “cuisine japonaise”, qui se tiendra demain. “La chef nous a contacté il a au moins un an”, depuis, elle propose différentes animations culinaires. Initialement le mercredi après-midi, l’activité est proposé “un samedi pour la première fois” pour répondre aux attentes des visiteurs travaillant le mercredi.

La culture japonaise attire énormément et les animations, aussi différentes soient-elles, promettent toutes un “dépaysement”. Découverte de l’art à travers les Haïku, les estampes ou les cérémonies du thé, il y en a pour tous les goûts.

… jusqu’au cœur des Jardins

Yourte mongole dans les Jardins du musée Georges Labit

Le musée n’est pas le seul à accueillir des événements, ses Jardins aussi. Au cœur de l’herbe et des fleurs, se trouve une yourte mongole, toute blanche. “Entrez et découvrez la chaleur mongole” dit l’écriteau. Le changement d’univers est immédiat. De grands tapis multicolores au sol, un poêle qui chauffe la pièce. Sur les murs de la yourte, différentes approches artistiques de la Mongolie, qui nous aspire instantanément. “Les photos carrées sont des représentations des acrobates mongols, très réputés dans leur pays, les rectangles correspondent à des scènes de vie quotidienne” détaille une bénévole de Made in Asia, le festival des cultures d’Asie, organisateur de cette exposition. Pendant la semaine, des spécialistes de la culture mongole et des artistes sont venus présenter cette culture asiatique, “bien différente des cultures japonaises ou chinoises”. Conférences et débats ont été organisés pour faire découvrir la Mongolie, son histoire et son art.

Loin de se reposer sur la notoriété du musée, l’équipe ne cesse d’innover dans les animations et l’accueil du public. Ils exploitent la richesse de la culture asiatique et la déclinent de différentes façons pour s’adapter à tout public.

Bien que le musée Georges Labit soit réputé pour ses collections venues d’Asie, il possède aussi une collection égyptienne.

Léa Soidriddine