Inauguré au printemps 2016 par Jean Luc Moudenc, le centre commercial de la Cepière n’a pas conduit à l’effet attendu. Pourtant, certains assurent que la zone a encore un fort potentiel.

L’ambiance au centre commercial de la Cépière n’est pas celle que l’on pourrait attendre d’une autre grande surface. En effet, la zone commerciale reste relativement vide, de même pour son parking souterrain neuf. A l’entrée, les noms des enseignes sont affichés au mur. Seul problème, la majorité d’entre elles ont mis la clé sous la porte, faute de clientèle.

Sur toutes ces enseignes, seul Action reste ouvert à ce jour. Owen Huchon – 2019



Une déception pour certains

Il n’est pas difficile de constater que le centre commercial parait plutôt désert. La plupart des passants interrogés le disent eux-mêmes. Virginie vient assez régulièrement, “Une fois par semaine environ” selon elle. Mais elle ne vient pas pour faire ses courses habituelles. “Je viens pour le Action, pour acheter du matériel pour mon entreprise” En effet, cette enseigne qui propose des produits à très bas prix, a réussit à se maintenir dans le centre, tout comme Zeenam, une autre enseigne low-cost. Décathlon, Chaussea et Casino n’ont pas réussi à trouver une clientèle et ont mis, un par un, la clé sous la porte.

Selon plusieurs commerçants, la zone reste vide la plupart du temps, comme le montre cette vidéo, tourné en début d’après-midi:

Les autres commerçants d’enseignes qui parviennent à tenir, sous couvert d’anonymat, expriment une inquiétude et une attente quant à l’avenir du centre commercial. Tous l’admette, la Cépière est vide. Les portes de la pharmacie ne s’ouvre que de temps en temps et pas l’ombre d’un client chez l’opticien. Force est de constater que les seules enseignes qui ont tenu sont celles qui offrent des produits à prix bas. Pour Virginie, le problème réside surtout dans le fait que ces commerces ne répondent pas une attente de la population environnante, “Ce sont des gens qui n’ont pas beaucoup d’argent, il faut s’adapter à la région”. La solution selon elle, faire venir des enseignes dites « low cost » . “Ils auraient pu par exemple construire un Primark ici, ou un Lidl” suggère t-elle.

Les clients sont trop rares pour de nombreuses enseignes – Owen Huchon 2019

Une zone à fort potentiel pour d’autres

Une des enseignes qui semble pourtant réussir à attirer de la clientèle est GYROS. Franck, son patron, regrette la mauvaise publicité faite à la zone. Pour lui, cela ne fait aucun doute, “Y’a un gros potentiel” assure t-il “On a une vrai offre à proposer”. S’il s’agit pour lui d’une mauvaise passe, il assure que d’autres enseignes vont venir, mieux adaptées aux attentes de la clientèle. Il prend pour exemple sa propre enseigne et ajoute “On a la chance d’avoir une clientèle fidèle et une clientèle de bureau”. En effet, proche de la rocade et desservit par un arrêt de bus, la zone semble correctement desservie. Nadine, une autre cliente fait justement parti de cette clientèle-là, “ Je viens assez régulièrement, entre midi et deux,pour faire mes petites courses” témoigne cette artisane. Elle, partage l’avis de Franck, “Y’a un potentiel, il y a beaucoup de personnes qui n’ont pas les moyens de se déplacer trop loin pour faire leurs courses alors avoir quelque chose ici c’est bien”. Elle soulève également un autre problème, “Les loyers étaient trop chers”. Elle partage néanmoins l’avis d’autres commerçants et clients, “Oui des enseignes low-cost auraient probablement mieux marché”.
S’il n’y a pas suffisament d’offres “low-cost”, c’est aussi parce que “l’étude de marche a été sur valorisé” déclare Franck. Un avis partagé par Jean-Jacques Bolsan, adjoint au maire de Toulouse, qui a annoncé se lancer prochainement dans une campagne de promotion afin de trouver de nouvelles enseignes et tenter de redynamiser la zone. De quoi rassurer certains commerçants.