Un photographe de l’agence photo Hans Lucas a été blessé par une grenade de désencerclement, lors des affrontements entre manifestants et CRS, place du Capitole à Toulouse, le samedi 9 février. Il se trouvait contre le mur du Capitole, isolé avec deux autres photographes, avant d’être touché par une grenade de désencerclement. Une plainte sera déposée lundi.

Il est environ 16h30, place du Capitole, samedi 9 janvier. Les premiers heurts entre manifestants et CRS éclatent en marge de l’acte XIII des Gilets jaunes à Toulouse. Valentin Belleville, diplômé de l’école de journalisme de Toulouse et photographe pour le studio de production Hans Lucas, couvre la mobilisation. Accompagné des photojournalistes Ulrich Leboeuf et Eric Lerbret, il se positionne contre un mur proche de la rue de Rémusat, où est positionnée une compagnie de CRS, accompagnée d’un canon à eau. Ils sont clairement identifiés « presse » sur leurs casques de protection, ainsi que sur des brassards très visibles.

Touché à la cuisse, au fessier droit et au pied

Rapidement, les trois hommes sont la cible de deux grenades GLI-F4, dites de « désencerclement ». Elles explosent tout près du jeune photojournaliste, l’impactant sous la fesse droite, à la cuisse et au pied, brûlant même ses chaussures.
Valentin Belleville parvient péniblement à avancer jusqu’à la rue du Taur, où il sera pris en charge par des « street-medics ».
Ulrich Leboeuf, photographe confirmé qui travaillait ce jour-là pour Libération indique qu’ils se trouvaient en position de sécurité, à environ 25 mètres de la foule, avec de bonnes conditions de visibilité. Les trois hommes précisent également qu’aucune sommation n’a été entendue dans la zone où ils se trouvaient.

Une déclaration a déjà été faite auprès de l’IGPN. Une plainte devrait également être déposée demain.