Alors que de nouvelles élections se dérouleront en 2020, le président américain espère recueillir du soutien au-delà de sa base la plus conservatrice, en relançant le débat sur l’avortement. En effet, Donald Trump propose de revenir sur les interruptions tardives de grossesse. 

Voilà qui devrait faire polémique. C’est lors de son discours sur « l’état de l’Union » de mardi soir, placé sous le signe du « compromis », que Donald Trump a affirmé sa volonté d’interdire les avortements au troisième trimestre de la grossesse. Une modification qui remettrait en cause une loi récemment adoptée par l’Etat de New York aux mains des démocrates. Le président américain envisage déjà les élections présidentielles de 2020 et souhaite rallier des soutiens supplémentaires.

Cette loi « permettra d’arracher un bébé aux entrailles de sa mère juste avant sa naissance, a-t-il affirmé, pour défendre la dignité de chaque personne, je demande au Congrès de voter une loi interdisant les avortements au dernier trimestre ».  

« Pour défendre la dignité de chaque personne, je demande au Congrès de voter une loi interdisant les avortements au dernier trimestre »

Une loi qui n’a aucune chance d’aboutir

Le sujet de l’avortement divise au sein des États-Unis, bien qu’il y soit légalisé depuis 1973. Selon un récent sondage, le réel débat survient au coeur même des partis politiques : en effet, 59% des républicains considèrent que l’avortement devrait être illégal dans la plupart ou dans tous les cas, alors que 76% des démocrates pensent l’inverse. Pour autant, 57% des Américains seraient favorables au libre recours à l’avortement dans toutes circonstances (Pew Research Center).

Bien que ce texte présenté par Donald Trump suscite les réactions, celui-ci n’a que très peu de chances d’aboutir compte-tenu de la majorité démocrate à la Chambre des Représentants.