Dans le cadre du grand débat national, l’Union fédérale des consommateurs a soumis 12 mesures afin d’augmenter le pouvoir d’achat des consommateurs français. Des mesures qui touchent différents secteurs d’activité. Mais sont-elles vraiment réalisables ?

9 milliards d’euros de pouvoir d’achat, soit 320 euros par ménage. Voilà ce que permettraient de dégager les 12 mesures proposées par l’Union fédérale des consommateurs (UFC). Prenant part au grand débat national, l’association, qui conseille, informe et défend les consommateurs, souhaite augmenter le pouvoir d’achat des Français. Plusieurs leviers sont donc actionnés, ce qui permettrait de favoriser « une société plus respectueuse de la santé et de l’environnement.» Des mesures légitimes dans la conjoncture économique et sociale actuelle.

Libéraliser la vente de pièce de carrosserie

Dans ce formulaire, l’UFC prône la libéralisation de la vente de pièce de carrosserie automobile. Comprenez la fin du « monopole » dont disposeraient les constructeurs en France, notamment sur la vente et la fabrication de pièces détachées de carrosserie. L’association pointe du doigt le prix de ces pièces et de ce fait, la réparation. Cependant, pour Christophe, carrossier, cette mesure semble inadaptée : « Pour moi, cela n’a aucun rapport avec les prix proposés en France. Ces derniers sont les résultats du coût de travail en France et des charges que l’on doit payer. En Allemagne les prix sont moins chers à cause des taxes, avant de poursuivre. D’autant plus que ça ne changerait rien. Beaucoup trouvent les pièces moins chères ailleurs. Cela ne se répercutera en rien sur les clients. » Néanmoins, grâce à cette mesure, l’UFC prévoit 415 millions d’euros d’économies par an pour les français.



Indexer les prix en rayon sur les baisses des cours de matières premières

L’alimentation est bien évidemment l’une des clefs afin d’augmenter le pouvoir d’achat des Français. Dans son « programme » l’UFC souhaite que les prix des rayons suivent les baisses des cours des matières premières. Prenant l’exemple des fruits et légumes qui suivent cette logique-là, l’organisme souhaite l’appliquer à certains produits alimentaires (lait, viande, etc.)

Des économies qui feraient gagner au Français 340 millions d’euros de pouvoir d’achat par an. Éric Malié, commercial dans une enceinte de grande distribution, commente cette mesure. « Les prix ont une influence sur la consommation, c’est évident. C’est intéressant d’avoir une régulation, ça permet d’éviter une forte augmentation des prix. Après, il existe déjà des moyens de régulation, notamment la TVA. Mais il est clair qu’une bonne régulation permettrait de faire gagner du pouvoir d’achat aux Français. »

Plusieurs autres secteurs d’activités sont donc ciblés afin d’améliorer le pouvoir d’achat. De la banque à l’environnement, en passant par l’énergie et la santé, l’UFC souhaite jouer sur tous les niveaux de dépenses. Mais à l’instar de la mesure concernant la libéralisation de la vente de pièce de carrosserie, il parait peu probable que toutes ces propositions fassent l’objet d’une étude approfondie de l’État. Il est également difficilement concevable que les banques acceptent de faciliter et de simplifier les changements d’établissement de crédit.

Afin de soutenir les directives de l’UFC, les consommateurs sont emmenés à signer la pétition et de voter pour 3 propositions. L’objectif de l’organisme ? 75 000 signatures.