Après un bilan du ministère de l’Intérieur, on remarque que les plaintes pour viols ont augmenté de 17 %, tandis que celles pour agressions sexuelles ont bondi de 20 %.

Le bilan du ministère de l’Intérieur sur l’insécurité et la délinquance en 2018 montre une « forte hausse » des violences sexuelles à la suite du mouvement #MeToo.

Augmentation de 17 % des plaintes pour viols

Le service statistique ministériel de la sécurité intérieure (SSMSI) a rapporté que les plaintes pour viols ont augmenté de près de 17 % et que celles pour agressions sexuelles ont bondi de 20 %. Mais malgré leur hausse, les plaintes pour violences sexuelles restent en deçà du nombre de victimes. Selon une enquête de victimisation, seule une victime de violences sexuelles sur huit a déposé plainte dans un commissariat.

Le SSMSI explique également que cette hausse des plaintes s’inscrit dans un « contexte de libération de la parole et de prise de conscience collective des violences faites aux femmes, né de l’affaire Weinstein qui a éclaté en octobre 2017 et du mouvement #MeToo qui s’en est suivi ».