Dans un rapport publié ce mercredi, l’ONG Amnesty International, luttant pour la défense des droits de l’Homme, accuse Airbnb, TripAdvisor, Booking.com et autres géants du tourisme de favoriser « des violations des droits humains des Palestiniens en présentant plusieurs centaines d’hébergements et d’activités dans les colonies israéliennes en territoire palestinien occupé. » 

Ce sont des accusations graves que l’ONG adresse aux plateformes de locations. Dans un rapport publié ce mercredi, Amnesty International dénonce Airbnb, TripAdvisor, Booking.com et Expedia de « tirer profit de crimes de guerre ». De ce fait, elle propose l’arrêt des services d’hébergement, d’activités et d’attractions dans les colonies d’Israël, Jérusalem-Est compris.

« En faisant affaire avec les colonies, ces quatre entreprises contribuent au maintien, au développement et à l’expansion des colonies illégales et en tirent profit, ce qui équivaut à des crimes de guerre en vertu du droit pénal international. »

Selon l’ONG, Airbnb, TripAdvisor, Expedia et Booking.com « normalisent » les colonies occupées de Cisjordanie en publiant des annonces malhonnêtes : « Pour stimuler les réservations, beaucoup d’annonces dans les colonies se targuent de leur proximité avec des zones naturelles de grande beauté dans les territoires occupés, comme la mer Morte, des réserves naturelles et le désert » a-t-elle souligné. 

« Outre le fait qu’elles contribuent dans une large mesure à attirer les touristes dans les colonies de peuplement illégales, Airbnb, Booking.com, Expedia et TripAdvisor induisent aussi en erreur leurs clients en s’abstenant d’indiquer systématiquement que les offres concernées sont situées dans des colonies israéliennes. »

En novembre, la plateforme Airbnb avait annoncé vouloir retirer la liste de ses logements situés dans les colonies occupées. Néanmoins, aucune date d’entrée en vigueur n’avait été communiquée.