La région Occitanie propose chaque année aux jeunes amateurs de littérature de participer au Prix Claude Nougaro. Zoom sur ce concours qui a vu passer et mis en lumière de nombreux jeunes talentueux.

Le prix Claude Nougaro, qui a révélé de nombreux talents dans le domaine de l’écriture est de retour, pour sa treizième édition. Cette année encore, les jeunes prodiges de la région Occitanie peuvent candidater pour remporter le prix de la meilleure nouvelle, du meilleur scénario, de la meilleure bande-dessinée ou encore du meilleur court-métrage. 

Pour participer, deux conditions sine qua non doivent être réunies : les candidats doivent avoir entre 15 et 25 ans et être résidents ou scolarisés en région Occitanie. 

Yseult, lauréate en 2013, revient sur cette expérience marquante

Connu et reconnu, ce concours compte déjà plus de 6 000 participants et de nombreux lauréats (dont les rappeurs BigFlo et Oli). Parmi les heureux gagnants, nous avons rencontré Yseult Gouachon. Lauréate en 2013 du prix de la meilleure nouvelle, elle a partagé son expérience avec nous …

Le 24 heures : Pourquoi as-tu voulu participer au Prix Claude Nougaro ?

À vrai dire je ne voulais pas y participer. Le texte que j’ai envoyé au Prix Nougaro était une pièce de théâtre, que j’avais écrit pour ma troupe de l’époque. Si j’étais, en soi, très fière de mon œuvre, je n’avais aucune confiance en moi et j’étais terrorisée par l’opinion que des inconnus auraient sur ma plume. J’avais beau crier sur tous les toits que je voulais être écrivain, j’étais incapable de franchir le cap du regard des autres. C’est ma mère qui a insisté encore et encore, et m’a convaincue que je n’avais rien à perdre, voir tout à gagner. J’ai donc fini par l’envoyer sans trop y croire, et aujourd’hui encore, je ne la remercierai jamais assez d’y avoir cru pour moi.

Comment as-tu entendu parler de ce concours ?

Mon père est un jour revenu avec un prospectus. Comme ma mère, il savait que j’étais passionnée d’écriture, et s’est dit que c’était l’occasion pour moi de sortir de ma coquille. Nous sommes ensuite allés sur le site pour regarder les informations, délais, conditions, etc… Et voilà.

Qu’est-ce que cette expérience t’a apporté ?

Je dirais d’abord l’estime de moi-même, de mes capacités et le courage de sortir de ma zone de confort. J’ai gagné une semaine d’atelier d’écriture, ma mère m’a convaincue de faire les deux qui étaient inscrits au programme. J’étais apeurée à l’idée de rencontrer des gens bien meilleurs que moi, mais aussi motivée par la perspective d’aller vers les autres. Ça reste aujourd’hui une des expériences les plus épanouissantes que j’ai connu, sur le plan littéraire comme sur le plan humain. Ça m’a changée.

Et au niveau professionnel, as-tu eu des débouchés ?

Je ne sais pas si on peut parler de « débouchés », mais j’ai continué à aller aux ateliers d’écriture les années suivantes. Beaucoup de rencontres, de découvertes et d’apprentissage, qui me servent encore aujourd’hui.

Actuellement je suis éditrice. Avec une collègue, nous avons lancé notre propre maison d’édition en mars 2018, le Sylphe Rouge. Je dirige la collection Nuada, qui touche à l’imaginaire en général. Je réutilise beaucoup ce que j’ai appris en atelier avec les auteurs que j’accompagne, car si moi j’ai été capable d’aller jusque-là, eux aussi le peuvent et encore plus loin.  Je continue toujours à écrire, pas autant que je le voudrais, mais je ne lâche rien. Mes projets verront le jour en temps et en heure, en attendant je soutiens ceux des autres avec plaisir !

Comment participer ?

Si vous aussi, vous souhaitez prendre part à cette aventure littéraire, sachez que les inscriptions pour cette année sont closes. En revanche, vous pouvez déjà préparer vos œuvres pour l’année prochaine. En attendant la prochaine édition, il est possible d’assister à la cérémonie de remise des prix qui aura lieu en mai 2019, en présence des parrains de cette année : le groupe toulousain Cats on Trees.