Invité au micro d’Europe 1 ce vendredi 18 janvier, le ministre de l’Intérieur a exclu la possibilité d’interdire les lanceurs de balles de défense, successeurs des flashballs.

Alors que le Défenseur des droits Jacques Toubon a demandé l’interdiction des lanceurs de balles de défense (LBD) en raison de leur « dangerosité », Christophe Castaner, ministre de l’Intérieur, a défendu son usage par les forces de l’ordre lors des manifestations.

Dans la continuité de son secrétaire d’État jeudi au Sénat, il a considéré que ces successeurs du flashball sont des instruments de défense légitime des policiers, indispensables à leur protection.

« Si vous supprimez les moyens de défense à nos forces de l’ordre, il leur reste quoi ? Il leur reste le contact physique – et il y aura certainement beaucoup plus blessés – ou il leur reste l’utilisation de leurs armes de poing, qui est la solution ultime », a fait valoir le ministre de l’Intérieur. 


Un lanceur de balle de défense qui fait polémique

Très utilisé lors des manifestations de « gilets jaunes », l’utilisation de ces armes dites de « force intermédiaire » est au cœur de polémiques ces dernières semaines, puisque de nombreux manifestants ont été blessés lors des derniers rassemblements.

Le journal Libération a évalué à une soixantaine le nombre de blessés graves depuis le début du mouvement du fait de tirs de LDB 40. Parmi ces blessés, 13 auraient perdu un oeil.

La Cour européenne des droits de l’homme (CEDH) avait rejeté, le 18 décembre, une requête urgente de manifestants touchés par des tirs de LBD, qui demandaient d’en interdire l’utilisation en France.