Actuellement à Grand Bourgtheroulde dans l’Eure pour le lancement du grand débat national, Emmanuel Macron a laissé la porte ouverte à des aménagements concernant la limitation de la vitesse à 80 km/h.

« Il faut ensemble que l’on trouve une manière plus intelligente de le mettre en oeuvre. Il n’y a pas de dogme », a déclaré le président de la République tout en appelant les maires à « faire des propositions » sur ce dossier qui « fait partie du débat ». Il a pour cela évoqué des propositions faites au niveau local.

«Il n’y a pas un président de Conseil départemental qui n’a pas pris ses responsabilités sur la vitesse quand il voyait une route qui avait un problème. Donc peut-être que sur ce sujet aussi, par le dialogue plus territorial, par les propositions qui seront faites, on pourrait trouver quelque chose de plus pragmatique qui soit mieux accepté et qui ait le même résultat. 

Mise en œuvre durant l’été 2018, la limitation de vitesse à 80 km/h sur les routes secondaires avaient été très contesté par l’opinion publique notamment parmi « les gilets jaunes ». En effet, près de 60 % des radars ont été vandalisés depuis le début du mouvement.

Aucune concession sur l’ISF

Répondant à l’un des élus qui l’avait précédemment interpellé sur la suppression de l’ISF, Emmanuel Macron a affirmé que cet Impôt de solidarité sur la fortune « n’est pas un tabou ni un totem ». Avant d’ajouter : « Il ne faut pas raconter des cracks, ce n’est pas parce qu’on remettra l’ISF que la situation d’un seul gilet jaune s’améliorera ».

« Beaucoup de gens disent : il faut remettre l’ISF, comme ça on serait justes, a-t-il dit. D’abord, je leur demande : est-ce qu’on vivait mieux avant ? Ben non. Beaucoup de problèmes dont ils nous parlent, pardon de le dire, y compris quand il y avait un ISF très important, n’étaient pas réglés. »

Avant l’ouverture de ce Grand débat national, le Président avait déjà affirmé que la suppression de cet impôt ne serait pas remise en cause.

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