C’est une nouvelle qui ne ravit pas les loueurs Airbnb de la Ville rose. Depuis le 1er janvier 2019, ils doivent désormais s’inscrire sur un registre à la mairie de Toulouse. Une mesure qui a pour but de mettre en place une taxe de séjour. 

Toulouse a donc fini par encadrer le phénomène Airbnb, notamment face aux demandes répétées des hôteliers, qui jugent cette concurrence déloyale. Des demandes reçues par le service du développement touristique de Toulouse Métropole :

 » Nous avons aussi eu des contacts d’habitants, qui se plaignaient que parfois dans leurs immeubles il pouvait y avoir des gênes « 

Sylvie Rouillon-Valdiguie, Vice-Présidente de Toulouse Métropole, à ViàOccitanie

Les services de la mairie, une fois le loueur enregistré, attribueront un numéro à 13 caractères, qui devra être spécifié dans l’annonce créé sur le site de location de logements, apparu aux États-Unis en 2008. En cas de non-déclaration en mairie, le loueur risque une amende comprise entre 12 500 et 50 000 euros, pouvant même aller jusqu’à une peine de prison. Ils devront également déclarer aux impôts les revenus locatifs générés par leurs biens. La finalité étant pour la municipalité d’imposer une taxe de séjour.

Déjà 1000 enregistrements

La loi pour une République numérique, d’octobre 2016, a définit la possibilité d’un tel dispositif pour les villes de plus de 200 000 habitants. Mais la décision d’encadrer ou non l’activité d’Airbnb revient aux mairies. Seules quatre d’entre elles ont choisi d’agir : Paris, Nice, Bordeaux, et donc désormais Toulouse. Plusieurs logeurs toulousains se sont plaints de n’avoir reçu aucune consultation de la part de Toulouse-Métropole.
Ils sont plus de 5000 logeurs estimés dans la Ville rose, déjà 1000 d’entre eux se sont rapprochés des services municipaux.