Loïc Giorgi, finaliste de la saison 1 de Ninja Warrior, a ouvert la salle de sport Urban Corp à Toulouse, où le saut d’obstacles côtoie l’escalade et le trampoline, dans le pur style de l’émission américaine. Portrait de cet autodidacte un peu particulier.

Sportif de haut niveau depuis son plus jeune âge, Loïc Giorgi pratique d’abord le basket avant de devoir stopper cette première passion à cause d’une blessure. Il s’essaiera ensuite à la break dance et à d’autres styles de danse. Un choix qui portera ses fruits quelques temps plus tard : « Je suis devenu un artiste professionnel, et de fil en aiguille, après de bonnes rencontres, je suis devenu artiste pour le Cirque du Soleil » explique Loïc. Pendant sa carrière d’acrobate et de danseur, il réalisera plusieurs tournées en Amérique du Sud et aux Etats-Unis, et fera alors la découverte de l’émission Ninja Warrior.

Un défi personnel

« J’ai fait Ninja Warrior parce que je suivais déjà l’émission quand elle était aux Etats-Unis avant même qu’elle n’arrive en France. » explique-t-il.
« Ça m’intéressait à titre de défi personnel, de me confronter à ce type de parcours, et dès que j’ai appris que ça arrivait en France, je me suis inscrit. » Son profil a rapidement séduit les organisateurs de la célèbre émission.

En 2016, il passe les épreuves avec succès, mais échoue à la finale de la première saison. Il décide de prendre sa revanche et retente l’aventure pour la troisième saison. Mais après une « faute bête », il tombe lors du premier parcours. Aujourd’hui, il espère pouvoir à nouveau être candidat pour la saison 4. « C’est dans les mains de TF1, ce sont eux qui décident, mais j’ai postulé. »

Une expérience unique

De ce jeu, il retient énormément de positif : « J’ai rencontré beaucoup de monde, des hommes et des femmes qui ont exactement les mêmes passions que moi : l’idée du challenge, du dépassement de soi et le défi personnel d’aller se confronter à un parcours relativement difficile » raconte le sportif.

Malgré la difficulté, Loïc Giorgi, surnommé l’homme animal, ne s’est pourtant pas entrainé. « En tant que sportif professionnel j’étais déjà entrainé ». A savoir qu’en 2016, aucun espace Ninja Warrior n’existait en France. « C’était encore nouveau, il n’y avait pas encore de salle dédiée pour s’entrainer donc on était un peu tous à égalité. En revanche pour la saison 2 et la saison 3, des structures ont commencé à voir le jour. »

Trois disciplines dans une même salle

C’est dans cette optique que Loïc Giorgi a décidé de se lancer, après la fin de son contrat avec le Cirque du Soleil, dans la création d’une salle accessible à tous. Un projet ayant vu le jour le 7 décembre dernier. Situé vers la Reynerie, l’Urban Corp propose de tester les défis présentés dans l’émission, comme l’échelle d’Hercule, mais pas seulement. Il s’agit du premier complexe européen qui mélange les parcours de Ninja Warrior, des Yamakasi et l’escalade. Des sessions libres aux cours collectifs, tout est réuni pour être en condition physique et « mieux cerner chaque discipline ».

Les cours ne sont pas stricts et tout le monde est libre de s’entrainer selon son propre rythme. Arthur, Florian et Nathan, jeunes sportifs, viennent s’entrainer régulièrement dans cette salle pour profiter de l’expérience du patron. « Il est là pour partager avec tout le monde. C’est un mec qui a de l’expérience, c’est un ancien du cirque du soleil, il a pleins de choses à nous apporter sur des pratiques qu’on ne connait pas forcément ».

L’émission Ninja Warrior annoncera les résultats du casting le 20 janvier. Les toulousains qui seront sélectionnés pourront alors faire un tour du côté de l’Urban Corp.