Après avoir durement travaillé pour émerveiller les papilles durant les fêtes de fin d’année, les boulangers et pâtissiers vont faire de même durant l’Épiphanie. Une période où l’impact économique de la vente des Galettes des rois est considérable, surtout à Toulouse.

Deux jours après le début de l’Épiphanie, la Galette des rois continue de séduire. Durant cette fête chrétienne, qui célèbre l’arrivée des Rois mages auprès de Jésus, il est coutume de déguster l’une de ces fameuses galettes.

Préparée avec soins par les pâtissiers et boulangers, cette période de l’année est charnière pour ces professionnels. D’un point de vue économique, le business créé par la Galette des rois est conséquent. Selon Capital, la vente d’une galette génère plus de 10 euros de bénéfices pour le boulanger. En 2017, ce sont près de 32 millions de galettes qui ont été vendues en France.

Si les plus gros dévoreurs de Galette des rois se trouvent dans le Vaucluse (avec près de 500 000 galettes mangées chaque année !), la Haute-Garonne est également une très bonne consommatrice. C’est ce que nous explique Jérôme, artisan boulanger-pâtissier dans le centre-ville de Toulouse : « On a une clientèle fidèle tous les jours de l’année, mais il y a beaucoup plus de personnes qui viennent pour les Galettes des rois. Économiquement parlant, cette période est très intéressante, puisqu’elle représente une augmentation d’un tiers de notre chiffre d’affaires. »

332 millions d’euros de chiffre d’affaires en 2017

Et le marché de la Galette des rois n’est pas seulement monopolisé par les artisans boulangers et pâtissiers. La grande distribution profite également de ce business juteux. En 2017, 5 millions de galettes ont été vendues en par plusieurs enseignes comme Carrefour et Picard.

Mais Philippe, artisan boulanger pâtissier toulousain, reste assez serein au moment d’évoquer cette concurrence. « On a développé des recettes personnalisées. Pour les galettes, on n’est pas inquiet car il y a une certaine fidélisation des clients. Et la qualité est différente de celles vendues en grande distribution. » Il s’agit alors d’innover pour se diversifier et se démarquer : « Cette année, on propose des couronnes briochées végan. Ça a pas mal de succès. » Une diversité qui permet des retombées économiques positives : « Le jour de l’Épiphanie, entre les galettes et les couronnes, on a vendu 300 pièces. C’est notre plus gros jour de l’année, qui se place même devant Noël. »

Un engouement qui se traduit par le chiffre d’affaires colossal produit par la vente de ces Galettes des rois. En France en 2017, la vente de galettes a généré près de 332 millions d’euros.