Les Sept Deniers : Le quartier attractif de Toulouse

Les Sept Deniers : Le quartier attractif de Toulouse

Avec plus de la moitié de sa population ne dépassant pas les 40 ans, le quartier des Sept Deniers se présente comme un quartier dynamique. A travers ses activités culturelles et sportives, le secteur se démarque par une forte attractivité.

Le Stade Ernest Wallon est la plus grande force des Sept Deniers. « Nous avons une grosse affluence de jeunes au Stade Toulousain », présente Ben Rolland, un stagiaire en préparation musculaire. « C’est le club phare de la région. Il a une histoire et des titres qui ont forgé sa réputation. Il attire beaucoup de jeunes et a donc un réservoir riche de talents qui provient du de la Haute Garonne et de tous ses clubs périphériques. De plus, de nombreux enfants viennent du quartier des Sept Deniers pour s’essayer au Rugby. Pour répondre à une telle affluence, le Stade Toulousain est obligé de faire une sélection de plus en plus rigoureuse au fur et à mesure des catégories ». Une majeure partie de la population du secteur, enfants comme adulte, s’intéressent au Stade Toulousain de près ou de loin. Mis à part les demandes de licences élevées, le public est également au rendez-vous lors des matchs. Les habitants des Sept Deniers sont des amateurs de rugby, ils assistent à la quasi-totalité des rencontres des rouges et noirs.

Le centre de Formation du Stade Toulousain / Crédits : Romain LUSPOT

Des espaces consacrées à la culture et au sport

Le centre culturel et sportif : l’espace Job / Crédits : Romain LUSPOT

L’autre bâtiment emblématique du quartier rassemble plusieurs activités qui attirent la population en nombre. Le collectif Job était, anciennement, une usine de fabrication de cigarette et de papier couché-glacé. Elle ferme ses portes en 1988, puis rouvre en octobre 2011 grâce à diverses associations culturelles, artistiques et de quartier qui souhaitent créer ensemble un espace de loisirs, culturel et sportif. Le collectif est aujourd’hui composé d’une MJC, d’une école de musique, et d’une association de cinéma entre autres. De nombreuses associations travaillent avec le collectif Job comme par exemple des parents d’élèves de l’école primaire des Sept Deniers et du collège, mais aussi les anciens salariés de l’usine. Avec le Stade Ernest Wallon, l’espace Job est le secteur qui regroupe le plus la population des Sept Deniers.

Certains espaces culturels peinent à trouver un public

Les deux plus grosses structures du quartier empêchent indirectement à des associations d’acquérir une plus grande visibilité. C’est le cas du Ring, un petit théâtre qui a voulu s’ouvrir à la création contemporaine dans le domaine des arts de la scène, du théâtre, de la musique et de la danse. « Notre association a du mal à survivre », avoue Brigitte, chargée de communication. « Nous sommes un centre reconnu de transmission et de formation d’acteurs. Nous créons une passerelle entre les savoirs et les explorations de nouvelles formes théâtrale. Le Ring offre u

La compagnie Lilô s’exerce pour la prochaine pièce / Crédits : Romain LUSPOT

ne scène aux jeunes créateurs, pour lesquels il joue un rôle de véritable incubateur. Malheureusement, nous n’avons pas d’artiste stable qui puisse rester et maintenir le théâtre. La plupart sont des intermittents du spectacle qui prennent sur leur temps personnel pour nous soutenir ». C’est le cas de la compagnie Lilô qui œuvre à produire et diffuser de créations marquées du sceau de la « ruralité » soit par le sujet ou par la diffusion.
Fondée en 1999, elle soutient les projets artistiques théâtraux de deux artistes, Emilie Esquerré et Laurent Labadie qui utilisent le burlesque pour faire exister autrement la langue du sud de la France : « l’Occitan », ou alors le côté sensible de leurs expériences de vie.

Malgré les difficultés rencontrées par cette « petite » association, elle essaye, néanmoins, de subsister en organisant des représentations à l’espace Job par exemple. Ces actions lui apporte une certaine notoriété et témoigne également de la force d’influence de ces structures (Stade Toulousain et collectif Job) qui n’ont de cesse d’attirer du monde, davantage encore, à l’extérieur du quartier.

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