Gérard Davet et Fabrice Lhomme, journalistes au Monde, font encore parler d’eux. De retour avec un nouvel opus intitulé, « Inch’Allah : l’islamisation à visage découvert », les reporters lèvent le voile sur l’islamisation du département de Seine-Saint-Denis. Présent ce mercredi à L’ISCPA Toulouse, il nous font part de leur réalité, impactée par une notoriété incontournable.

Gérard Davet et Fabrice Lhomme, en conférence à l’ISPCA Toulouse, devant les étudiants / Raphaël Crabos

 

« Seul les faits doivent l’emporter », une phrase simple en apparence, mais qui n’est pas toujours représentative de la réalité. Face aux succès de leurs écrits et à une médiatisation grandissante, Gérard Davet et Fabrice Lhomme sont souvent au cœur des polémiques. Sorti le 17 octobre dernier, le dernier-né, « Inch’Allah : l’islamisation à visage découvert », n’échappe pas à la règle. Notamment une anecdote sur le « pot annuel de la PJ 93 », qui n’a pas échappé aux oreilles du service de la Police Judiciaire du département, basé à Bobigny. Ce passage racontait notamment l’islamisation au sein du service. Les policiers présents auraient réclamé de la viande halal, et auraient restreint l’accès du barbecue aux femmes. Cette référence au forces de l’ordre a entraîné une réponse de Abdoulaye Kanté, ancien de la PJ 93, mais également ancien responsable de l’association qui organise la rencontre. « Il n’y a jamais eu de problèmes de questions religieuses au sein du service », dément fermement ce dernier.

 

Une progression en terrain miné

 

Comme à leur habitude, les polémistes n’ont pas choisi la facilité. Le sujet de l’Islam, depuis le 13 novembre 2015 notamment, a connu un tournant dans l’approche qui lui est consacrée. Cette islamisation est notamment un phénomène d’actualité, ce qui le rend de plus en plus délicat. Il revenait souvent la problématique de ne pas faire « un brûlot anti-islam », énonce souvent les reporters, dans le reportage intitulé « La plume dans la plaie ». David Pujadas, l’auteur du visionnage, met en évidence, dans le reportage, les difficultés rencontrées par les cinq étudiants qui ont réalisé l’enquête, guidé par leurs deux mentors. Issue du Centre de Formation de Journalisme (CFJ), les jeunes collaborateurs ont, en outre, connu les difficultés d’une telle enquête. Les deux grands du journalisme, était déjà à l’origine de l’œuvre « Un président ne devrait pas dire ça … ». L’ouvrage serait soupçonné d’être responsable, entre autre, de l’absence de l’ancien président de la République, François Hollande, lors des élections présidentielles de mai 2017, concourant pour un deuxième mandat. Il est clair que les deux reporters ont un don indéniable pour remuer la plume dans la plaie.