Des recherches ont toujours lieu à Marseille, quatre jours après l’effondrement des immeubles dont le nombre de victimes s’élève aujourd’hui à huit. Cet événement remet au centre des discussions la qualité du logement, les questions de sécurité et d’insalubrité. Semblable à l’effondrement du pont à Gène, de nombreuses personnes se questionne aujourd’hui sur la fragilité de certaines structures qui pourraient être susceptibles de s’effondrer. Ainsi, la ville de Toulouse pourrait-elle être victime d’un événement similaire ?

Lundi 5 novembre, deux immeubles situés rue d’Aubagne, dans le premier arrondissement de Marseille, s’effondrent vers 9h du matin. Les marins-pompier sont rapidement intervenus sur les lieux dans l’espoir de retrouver des survivants sous le tas de décombres. Mais depuis lundi, ce sont sept corps qui ont été découverts et les autorités estiment qu’il est probable d’en trouver d’autres. La Mairie de Marseille évoque des fortes pluies qui pourraient être à l’origine de cet effondrement. Jean-Luc Mélenchon, député de la 4ème circonscription dans laquelle se trouvait les immeubles, juge quant à lui que « Ce sont les maisons des pauvres qui tombent et ce n’est pas un hasard ».

En effet, les bâtiments étaient vétustes, l’un des deux était par ailleurs fermé et inhabité.Le second était lui habité par une dizaine de familles. Il avait fait l’objet mi-octobre d’une expertise qui avait jugé qu’une évacuation et des travaux d’urgences étaient nécessaires.

La ville de Toulouse a connu des événements similaires.

Le cas similaire le plus récent ayant eu lieu à Toulouse est survenu en septembre dernier. Un immeuble rue d’Asorg menaçait de s’écrouler suite à une infiltration d’eau dans les murs. Lors d’un entretien avec La Dépêche du Midi, Pierre Cascino, vice président de la Confédération Générale du Logement, évoque la dangerosité de certains bâtiments rue de Lyon, des structures très vétustes et parfois squattés.

Le cas le plus sérieux était celui de trois bâtiment rue d’Austerlitz. Ils avaient été évacués d’urgence en juillet 2014 suite à la visite d’un expert qui avait estimé que la bâtiment était en “état de danger immédiat”.Trois jours après, l’un des murs mitoyens s’est effondré.

Les bâtiments dont le mur mitoyen s’est effondré, rue d’Austerlitz Crédit: Google 2018

Quelques mois après l’incident à la rue d’Austerlitz, un immeuble du quartier des Chalets s’est également effondré durant des travaux de rénovations. Même si des ouvriers se trouvaient sur le chantier, il n’y a eu aucune victime.

En comparaison,  Marseille compte plus de 6000 bâtiment jugés “fragile”, principalement dans le centre ancien et dans les quartiers Nord. Les habitants des bâtiments aujourd’hui écroulé estiment qu’ils n’ont pas été entendu malgré

Que fait la Mairie pour que ce genre d’événement n’ai pas lieu?

Aujourd’hui, la Mairie de Toulouse estime qu’il n’y a aucun bâtiment en état de danger immédiat. Cependant, environ une dizaine sont surveillés comme étant en “état de danger imminent”, niveau de dangerosité inférieur (source). Il est néanmoins assez régulier que des bâtiments soient signalés comme étant au plus bas niveau de dangerosité. La Mairie procède donc à des visites lorsqu’elle estime qu’un bâtiment pourrait être susceptible de s’effondrer afin d’évacuer si besoin et de procéder à des travaux. Si un particulier constate de lui même des dégâts importants, le Code de la Construction et de l’Habitation l’oblige de prévenir la Mairie.

Owen Huchon