La toute première édition du Tomorrow Stories Festival s’est tenu le 19 et le 20 octobre à Toulouse. Les « Storygraphes », le collectif à l’origine de ce festival ont organisé des conférences et des projections autour du thème des nouveux moyens de raconter des histoires, ou dans ce cas, l »Histoire ». L’une des ses séance de diffusion a projetét « La Barricade », mini série documentaire parlant de Mai 68. Mais si elle est diffusée ce jour là, c’est qu’elle a une particularité. Elle a été diffusée, heure par heure, sur les réseaux sociaux gratuitement.

 

Chaque épisode de la Barricade ne dure que quelques minutes. A travers chaque épisode, les réalisteurs mettent en avant un personnage, comme Tarik ou Katia. Chaque épisode correspond à l’un de ses personnage, présent lors des manifestations de Mai 68, et à une heure. Ainsi la diffusion heure par heure de ces épisodes permet au visioneur de suivre comme en temps réel le déroulement de ce jour majeur pour l’histoire de la France. Les images utilisées sont toutes issues de la banque d’image de l’INA ce qui permet un travail de mémoire plus éfficace, plus qu’une oeuvre de fiction par exemple. Le public a une meilleur idée du sentiment qui régnait, la volonté de changement et une envie de violence, d’en découdre.

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Les réseaux sociaux pour mieux toucher les jeunes.

Il est évident que le travail de mémoire est important notamment auprès des publics les plus jeunes. Et même si ce n’était pas le premier rôle de « La Barricade », cette mini série permet aux jeunes générations, pas forcément exposées aux images de Mai 68, d’y être sensibilisé. D’une part par le format abordable, facile à consommer, du fait d’un découpage en épisodes courts et surtout gratuits. Une diffusion sur les réseaux sociaux permet également un échange, par le biais de commentaires ou de simple « like ». Si les jeunes vont de moins en moins au cinéma et regardent de moins en moins la télévision, l’idée est d’aller les rechercher là où ils sont. Son mode de diffusion nécessité également d’utiliser les réseaux sociaux. En effet, diffuser un épisode d’à peine quelques minutes, heure par heure, serait quasimment impossible à la télé. Car si en effet, les réseaux sociaux touchent un autre public, elles permettent également une liberté, une facilité de diffusion inégale et un engagement du public fortement encouragé. Pauline Antipot, membre des « Storygraphe », estime que ces nouvelles plateformes, ces nouveaux moyens de diffusion est un « terrain de jeu », dans lequel il reste encore beaucoup de choses à expérimenter.

 

Remplacer les livres d’histoire par la réalité augmentée?

Que faut-il donc attendre de la suite? Les technologies d’aujourd’hui permettent un travail de mémoire qui pourrait être sans précédent. Le Tomorrow Stories ne parle pas que de réseaux sociaux mais d’intelligence artificiel, de réalité augmentée, de jeux vidéos, etc. Si ces nouvelles technolgies vont et révolutionnent déjà nos vies, il est également intéréssant de ce demander qu’ils pourraient apporter à ce que faisait auparavant des manuels d’histoires et des films. Un nouveau moyen de raconter et pourquoi pas de faire vivre ce qu’il s’est passé il y a 50 ans ou même plus.

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Vous pouvez retrouver la série gratuitement ici.