Jeudi dernier avait lieu en plein centre-ville de Toulouse le festival Tomorrow’s stories organisé par le collectif des Storygraphes et axé sur les nouveaux formats narratifs. L’occasion pour cinq auteurs très imaginatifs, de présenter, à la suite d’une résidence de trois jours aux côtés notamment de Marie Berthoumieu, chargée de programmes web à Arte, leur projet respectif. Le ou la gagnant(e) se verrait remettre par la suite, une formation INA d’une valeur de 2000€.

Les projets défilent dans le fond de la librairie Ombres Blanches, rue de Mirepoix à Toulouse. Vient le tour d’Etienne Maury, réalisateur et photographe. Utilisant directement la question très sensible de la préservation environnementale et usant de mots comme cop21 ou réchauffement climatique, Etienne capte rapidement les spectateurs présents. Son projet, « Kotya Libaya », est un web documentaire retraçant la vie des habitants de la République démocratique du Congo, le pays où sont menées le plus d’actions humanitaires au monde. Un pays, selon lui « dont les paysages sont magnifiques, et qui abrite aussi certaines espèces endémiques comme les grands singes, les gorilles, les bonobos, les éléphants qui ne se trouvent nulle part ailleurs ».

 

Question de préservation abordée en deux parties complémentaires.

 

Une question de préservation des environnements et des espèces complexe que ce documentaire propose d’aborder en deux formats. La partie vidéo permettant de s’immiscer dans le quotidien de ces familles congolaises est accompagnée d’un récit écrit avec l’aide de Leonora Baumann, photographe présente au Congo depuis 2014. Récit questionnant notre rapport envers ce sujet qu’est la préservation de l’environnement et qui nous concerne tous.

 

 

Démocratiser à l’aide des nouveaux formats

 

Une belle façon de mettre en avant notre proximité envers ces populations, tout en nous amenant à réfléchir sur nos usages et besoins de sociétés occidentales à travers les nouveaux moyens que sont les nouvelles technologies. Etienne Maury et « Kotya Libaya » pourront ainsi peut-être permettre d’ouvrir le débat citoyen sur le fonctionnement de l’aide humanitaire et notre rapport avec ces sociétés tant bien lointaines mais certes, existantes.

 

Thomas NAUDI