C’est à Toulouse que la première édition du Tomorrow’s Stories Festival s’est tenue. Elle a été présentée par le collectif des Storygraphes le vendredi 19 octobre afin de présenter les nouvelles formes de narration que nous pourrions expérimenter quotidiennement dans un futur proche.

                                                          Logo du Tomorrow Stories Festival

L’objectif de ce festival n’est pas de changer notre manière de vivre ou raconter une histoire, le cinéma tel que nous le connaissons a encore de beaux jours devant lui. Non, le but est de présenter de nouvelles possibilités que nous offrent les nouvelles technologies pour raconter des histoires. Peu de gens ont par exemple déjà entendu parler d’une tweet-série, et encore moins de gens en ont déjà regardé une. C’est pourtant un média qui permet de raconter une histoire d’une nouvelle manière avec des vidéos durant environ deux minutes et se succédant, créant ainsi un rythme particulier au récit. Nous avons pu avoir un exemple de ce genre au cinéma Gaumont Wilson, où l’on nous a présenté une tweet-série nommée La barricade et ayant pour thème les événements de mai 68.

Quel intérêt a ce format? Qu’apporte t-il de nouveau à l’univers de la narration? Dans la cas cette représentation, ce format permettait de passer d’un narrateur à l’autre entre chaque vidéo, racontant ainsi l’histoire avec deux points de vue différents mais liés par un personnage commun. Les possibilités narratives sont donc multiples, de plus ce format s’adapte aux outils modernes puisqu’il s’agit d’une tweet-série. il est donc facile d’y accéder, d’y réagir et de la partager.

 

De plus, cette forme de narration n’est pas réservée qu’au genre du docu-fiction. Elle peut s’adapter à différents genres qui pourraient tout autant profiter de ce format.  L’avenir proche de ce style narratif est cependant discutable. En effet, étant donné qu’il s’agit d’une Tweet-série, ce format ne s’adresse qu’à un certain public, à l’aise avec les réseaux sociaux. Il en va de même avec une grande partie des nouvelles formes de narration présentées durant ce festival, comme la réalité virtuelle qui est une technologie encore peu répandue en France.

 

Nicolas Sadourny