Pour sa première session, le Tomorrow’s Stories Festival s’installe à Toulouse les 19 et 20 Octobre 2018. Projections au sein du cinéma Gaumont Wilson et présentations à la librairie Ombres Blanches Langues Etrangères étaient au programme durant 48 heures. Cet événement est dédié aux nouvelles technologies comme la réalité augmentée, le cinéma interactif et l’intelligence artificielle.

La réalité virtuelle s’es développée ces 4 dernières années. Elle a fait face à une forte médiatisation et à une vague de création d’entreprises en vu de son caractère innovant. Par exemple, Condition One est une société américaine qui propose de créer des outils dans le but de rendre l’expérience virtuelle immersive et interactive. L’objectif est juste de se déplacer à travers la tablette afin d’observer des images en 360°. My freedom oldest est un film produit avec une Tablette Apple, plongé au sein de la guerre civile en Libye, daté de 2011 Le premier film en réalité virtuelle a été proposé au sein du festival SunDance en 2014. En vu de l’effervescence autour du concept, le terme a beaucoup été réutilisé. La réalité virtuelle est un domaine scientifique et techniques qui exploite l’information et les interfaces comportementales. L’interaction se fait en temps réelle, en immersion « pseudo » virtuelle. L’un des premiers projets présentés en court-métrage était Lost de Saschka Unseld de Oculus Story Studio en 2015 au festival SunDance également. Les premières réactions étaient « c’est rigolo, c’est dingue ». Les spectateurs n’étaient pas dans le fond du film mais impressionnés par la forme que le film a prit. C’est une nouvelle forme d’écriture qui, au lieu d’ouvrir une fenêtre sur le monde, essaie d’entrainer le spectateur au sein de ce monde, à l’intérieur du sujet. La réalité virtuelle offre une image qui déborde du cadrage traditionnel. Il n’y a plus de point de vu dans l’image. Le spectateur est alors impliqué de manière impérative dans l’image et la réception est presque performatique, ce qui pose un problème éthique.

Le commencement d’une histoire virtuelle.

Claire Chatelet est maître de conférences concernant l’audiovisuel et les nouveaux médias dans l’université Paul Valéry de Montpellier. Au sein de la présentation « Sortir du cadre : historique et enjeux des nouvelles formes audiovisuelles », elle évoque différents projets au sujet de la réalité virtuelle. L’exposition « mirages et miracles », a proposé cette année une série de processus holographiques que les spectateurs pouvaient observer à travers une tablette. L’holographie est qualifiée de « magie numérique ». La prestation la plus connue est celle de Jean-Luc Mélenchon. Le dispositif permet de projeter un objet ou une personne en 3D dans un espace réel. Le plus médiatisé est « I’m prepare to die », étant une représentation du procès de Nelson Mandela. I Philip est un projet d’une collaboration Arte et Okio Studio en 2016. C’est une fiction en 360 stéréoscopique. Le spectateur est à la place d’un robot en point de vu subjectif. Cette année, Christelle Derré et Martin Rossi ont proposé une « lecture immersive » du livre La maladie de la mort. Le spectateur est plongé sensoriellement dans la projection. Le corps est impliqué de façon réel, l’effet est perturbant. Ce système propose de la « lecture autrement ». Scénario, de Dennis Del Favero, Stephen Sewell et Maurice Pgnucco est un projet daté de 2010. Il a été conçu au centre cinema research Centre de l’Université de New South Walves. Le scénario n’est jamais le même vu qu’il se modifie en fonction de la réaction des spectateurs. L’objectif est de créer un récit à la fois produit par la machine mais également par l’homme. Ce système est un processus de « Réalité étendue ».