La première édition du Festival Tomorrow’s Stories a ouvert ses portes le vendredi 19 octobre à Toulouse. Jusqu’au samedi 20 octobre, des artistes ont présenté au cinéma Gaumont Wilson et à la librairie Ombres Blanches de nouvelles formes de narration interactive. Les artistes ont de nouvelles manières de livrer leurs histoires, sur des plateformes d’interaction technologiques, sociales ou collaboratives qui reflètent une communauté numérique grandissante, leur public.

 

Une écriture blanche et rouge rayonnante sur un grand écran noir. Le cinéma Gaumont Wilson à Toulouse a diffusé le matin du vendredi 19 octobre l’intégralité de la tweet-série « La Barricade » ((bande annonce en fin d’article). Elle retrace les violentes vingt-quatre heures des événements du 24 au 25 mai 1968 en images d’archive doublées de deux voix protagonistes. Des épisodes initialement diffusés un à un chaque heure sur Twitter. Une histoire percutante et novatrice qui lui a valu au moins 1 million de vues sur le réseau social. Mais, pourquoi Twitter ?

Le réseau social a permis aux réalisateurs de la docufiction de reconstruire les épisodes de mai 68 heure par heure. Deux journées en mai 2018 alors accordées au rythme de la narration, cinquante ans après les manifestations dont il est question. Selon le producteur de La BarricadeLaurent Duret, le moyen qui livre une histoire doit être son extension, celui qui la met le plus en valeur. Ainsi le récit aura plus d’impact. Plusieurs comptes twitter, comme celui de la radio Nova ou de Libération, diffusaient la tweet-série en même temps afin amplifier la portée de l’oeuvre. L’utilisation du réseau a optimisé et maximisé l’impact qu’elle pouvait avoir.

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Les réseaux sociaux: terre fertile pour la narration interactive

La Barricade s’inscrit ainsi dans un storytelling interactif. La docufiction a notamment été diffusée au cinéma lors du Festival Tomorrow’s Stories, du 19 au 20 octobre à Toulouse, qui présentait la forme de narration méconnue. Twitter n’est d’ailleurs pas la seule plateforme exploitée. De la tweet-série à la bande déssinée Instagram, c’est tous les réseaux sociaux que peuvent détourner des professionnels et amateurs, remaniant ainsi des outils d’écriture, de tournage et d’interaction. C’est donc l’évolution des plateformes numériques qui permettent à des oeuvres comme celles-ci de croître, sous le nom de narrations interactives.

Pauline Antipot, représentante du Festival Tomorrow’s Stories et de l’association qui l’a organisé, Les Storygraphes, confie que  ce « genre » naissant constitue un nouveau « terrain de jeu ». Les réseaux sociaux en font considérablement partie, mais la réalité virtuelle ou encore les jeux vidéos ont aussi leur place dans le storytelling interactif, offrant beaucoup de possibilités aux artistes. Ces artisans de l’audiovisuel transmédia s’aident de l’interaction du public pour construire l’oeuvre. L’internaute est donc lui aussi actif, il commente, il partage un espace (virtuel et numérique) et participe. Il propose ainsi une continuation à la narration, tune collaboration avec son auteur.

Des festivals tels que le Tomorrow’s Stories promeuvent ces expériences interactives, permettant au public de découvrir des œuvres, des artistes, et surtout leur genre. Encore méconnus.

 

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Bande annonce de La Barricade: