Selon une étude de Human Reproduction, consommer de l’ibuprofène pendant la grossesse aurait des conséquences néfastes sur la fertilité des futures filles.

C’est une étude qui va faire parler d’elle. Durant la grossesse, près de 30 % des futures mères utilisent de l’ibuprofène durant les trois premiers mois de grossesse. Or, selon une étude de Human Reproduction, cet anti-inflammatoire aurait des conséquences néfastes sur la fertilité des futures filles. En effet, la substance franchit la barrière placentaire et expose la mère et l’enfant à la même quantité de médicaments.

Des conséquences sur la fertilité

Selon l’étude, les cellules jouant un rôle dans la formation des follicules des ovaires (un follicule ovarien est un petit élément de l’ovaire en forme de sac dans lequel se développe l’ovocyte : la cellule reproductrice féminine gamète femelle qui permet la reproduction, source : Santé Médecine) meurent petit à petit ou se développent beaucoup plus lentement que chez une femme qui n’en consomme pas.

«  Cinq jours après l’arrêt du médicament, ces effets nocifs n’étaient pas complètement inversés  »

«  Il y avait des effets significatifs après sept jours d’exposition à l’ibuprofène et nous avons constaté la mort cellulaire dès deux jours de traitement. Cinq jours après l’arrêt du médicament, ces effets nocifs n’étaient pas complètement inversés. Une réserve initiale mal stockée de follicules se traduira par une durée de vie reproductive raccourcie, la ménopause précoce ou l’infertilité, des événements qui se produisent des décennies plus tard dans la vie  », explique Séverine Mazaud-Guittot, auteure principale de l’étude. 

 

Source : 20Minutes, La Dépêche