Ce lundi 29 janvier, Europe 1 a dévoilé la vidéo de l’arrestation de Théo, un jeune homme d’Aulnay-sous-bois blessé à l’anus suite à un contrôle de police qui a dégénéré en février 2017.

« L’affaire Théo » avait fait grand bruit en février 2017. Au cours d’une interpellation musclée, le jeune homme de 22 ans s’était vu asséner par un policier une matraque télescopique dans son anus. Ce lundi 29 janvier, Europe 1 dévoile une vidéo exclusive de l’arrestation du jeune homme.

Rappel des faits

Le 2 février 2017, Théo, habillé avec un survêtement noir orné de bandes blanches, rejoint des amis à lui à Aulnay-sous-bois. Quelques secondes plus tard, un policier apparaît à l’image et court en direction des jeunes hommes pour un contrôle d’identité. Il leur demande de se coller contre le mur. La caméra de vidéosurveillance ne permet pas de savoir ce qu’il s’est passé. Quelques secondes plus tard, le contrôle dégénère, Théo se fait attraper par 3 policiers, mais se débat. Il est roué de coups et plaqué au sol par les policiers, la bombe lacrymogène du policier se déclenche lors de sa chute.

À ce moment-là tout bascule

Alors qu’ils tentent de le relever, Théo continue toujours de se débattre pour ne pas se faire menotter. C’est à ce moment-là qu’un des policiers sort sa matraque télescopique et l’assène dans l’anus du jeune homme. Un geste lourd de conséquences, autant pour le jeune homme que le policier. Théo a été transporté à l’hôpital d’Aulnay-sous-bois, lieu où François Hollande (président de la République à l’époque des faits) s’est déplacé plus tard pour lui rendre visite.

3 des 4 policiers ont repris du service

Suite à cette interpellation, quatre policiers ont été suspendus de leurs fonctions. Une enquête est ouverte pour « violences volontaires en réunion par personnes dépositaires de l’autorité publique » et « viol » pour le policier qui a utilisé la matraque. Selon des informations du Parisien, trois des quatre policiers impliqués dans l’affaire auraient repris service. Une décision qui a provoqué la colère de la soeur ainée du jeune homme : « On n’a même pas attendu les un an de l’affaire pour réintégrer les policiers. À un moment donné, il faut arrêter » a-t-elle réagi au micro d’Europe 1.