C’est la première fois, depuis la récente réforme du Code du Travail, qu’un tel dispositif de départs volontaires est adopté. Un projet de rupture conventionnelle collective concernant 1300 salariés, présenté par le constructeur automobile PSA, a reçu la validation d’une majorité de syndicats.

Les syndicats FO, CFDT, CFTC et GSEA ont indiqué, jeudi 18 novembre, à l’AFP, vouloir signer le projet d’accord. Ils comptabilisent à eux tous 58% des voix, et sont opposés à la CGT (19,6%), qui n’approuve pas le projet. La CFE-CGC (19,4%) n’a, quant à elle, toujours pas fait connaître sa position sur la question. Un comité central d’entreprise se déroulera vendredi 19 janvier, date à laquelle l’accord sera signé.

Sur 1300 ruptures conventionnelles collectives, on compte 900 cessations d’activité de seniors. Ces derniers toucheront 70% de leur salaire les deux ou trois années précédant leur retraite effective. On dénombre également plus de 6000 mobilités internes. Pour contre-balancer ces départs, PSA s’engage à embaucher 1300 postes en CDI, et près de 2000 jeunes apprentis en 2018.