Donald Trump est le 45e président des États-Unis depuis un an. Nous vous avons dressé un bilan de la politique environnementale et politique migratoire. Il est désormais temps de passer au crible sa politique étrangère – et le moins que l’on puisse dire, c’est qu’il y a du contenu. 

« Rocket man »

Si Barack Obama était plutôt dans le consensus, ce n’est pas du tout le cas de Donald Trump. Tout au long de l’année 2017, les provocations et les insultes ont fusé à l’égard du dirigeant Nord-Coréen, Kim Jong-Un. Le 19 septembre dernier, le président américain avait appelé son homologue Nord-Coréen « rocket man », soit l’homme fusée, en français. Le tout, devant les chefs d’État du monde entier, à la tribune de l’assemblée générale des Nations-Unies.

Lors de cette même assemblée, il a également exposé ses volontés de « détruire totalement » la Corée du Nord. Pour François Hollande, l’ex-président Français, son comportement est dangereux, il l’a accusé de « jeter le discrédit sur de futures négociations si elles s’ouvraient avec la Corée du Nord », lors d’une conférence donnée à Séoul.

Nucléaire Iranien

En octobre dernier, Donald Trump a remis en question l’accord sur le nucléaire iranien. En cause, le test par les Iraniens d’un missile à une portée de 2 000 km. Celui-ci pourrait, en théorie, atteindre Israël et les bases américaines dans le secteur. Cet accord était relativement simple, les sanctions de la communauté internationale devaient cesser si l’Iran arrêtait son programme nucléaire militaire.

Le président milliardaire n’a pas certifié devant le Congrès que cet accord et la levée des sanctions étaient bien dans l’intérêt des États-Unis. C’est-à-dire que le président a enclenché un processus ou le Congrès a 60 jours pour décider de briser unilatéralement cet accord international. À l’heure où nous écrivons ces lignes, Trump a donné quatre mois à la communauté internationale pour amender ce traité sur le nucléaire iranien, sinon il pourrait bien en sortir.

Conflit Israélo-Palestinien

Le 6 décembre dernier, Donald Trump a annoncé officiellement reconnaitre Jérusalem comme la capitale d’Israël. Ce coup de force a été salué par l’État hébreu mais décrié par la majorité de la communauté internationale. Cette ville est considérée comme sainte par les trois religions monothéistes. Ce qui complique, une nouvelle fois, les relations déjà tendues entre Israël et la Palestine. Mahmoud Abbas, chef de l’autorité palestinienne, a dénoncé cet acte comme « la claque du siècle ».

Pour dresser un bilan provisoire après un an de mandat de sa politique internationale, nous reprenons volontiers la phrase de Bob Corker, sénateur républicain du Tennessee : « Trump pourrait mener à la Troisième guerre mondiale ».