Hier, les députés grecs ont adopté de nouvelles réformes, voulues par les créanciers du pays. Ces décisions ont provoqué des manifestations et des grèves dans le pays.

À travers ces réformes, le pays veut sortir du plan de sauvetage européen, dans lequel la Grèce est engagée depuis deux ans. Les créanciers internationaux et les chefs d’entreprise espèrent que les grèves diminueront et verront ainsi la productivité s’améliorer,  (celle-ci étant 20 % inférieure à la moyenne européenne). Adoptée avec 154 « oui » contre 141 « non », cette loi concerne de nombreuses mesures comme la vente aux enchères en ligne forcée de biens, appartenant à des débiteurs dont les créances ne peuvent pas être recouvrées.

De nombreuses grèves et manifestations

À l’annonce de ces réformes, ce sont plus de 6 000 personnes (selon la police) qui ont manifesté, hier, dans les rues d’Athènes. Des enseignants, des médecins, et même des juges sont descendus dans la rue. Des pavés et de la peinture ont été projetés vers la police antiémeute qui protégeait le Parlement. Des grèves dans les transports publics ont aussi eu lieu. Le métro et les bus ont été à l’arrêt toute la journée, provoquant d’énormes embouteillages dans les rues. Les contrôleurs aériens étaient également en grève paralysant tout le pays.