Si les fêtes traditionnelles chrétiennes ou musulmanes sont les plus couramment relayées, c’est aujourd’hui au tour d’une fête tamoule d’être à l’honneur, celle du Thaï Pongal.

Cette fête annuelle, célébrée en Inde du Sud, à Singapour et en Malaisie, vient marquer la fin de la course du soleil, mais également honorer les récoltes, et célébrer leurs bienfaits.

Apparue il y a plusieurs siècles, celle-ci se décompose en quatre jours de fête, qui débute autour du 14 et 15 janvier, et se fait également appelée Makar Sankrani en Inde.

Quatre jours de festivités

Le premier jour, les adeptes vont faire bruler les vieux tissus et vêtements qu’ils ont, pour marquer le début de la nouvelle année.

Le second jour, celui du Pongal, est destiné à préparer le plat typique de cette fête. Dans une grande marmite, les pratiquants vont mettre à bouillir un mélange de riz, avec du lait frais, de la mélasse ou du sucre brun. Une préparation faîte tôt le matin, et qui cuira tout au long de la journée, jusqu’à déborder du récipient. C’est de cette pratique que la fête tire son nom, puisque Pongal signifie littéralement «déborder».

Le troisième jour, appelé Mattu Pongal, est consacré à rendre hommage aux vaches et buffles, animaux sacrés dans ces pays. La légende voudrait que le bétail n’accepte d’aider l’homme à labourer les champs qu’à condition que celui-ci les fête et les honore une fois par an.

Pour les adeptes de la déesse Shiva (déesse suprême Indou), une preuve de dévotion leur ai demandé, pour prouver leur foi. Ils devront, à mains nues, maitriser au dépends de leur vie, un taureau, emblème et monture de la déesse Shiva, appelé également Jallikatu.

Le Kamun Pongal, définissant le dernier jour de fête, est quant à lui destiné aux rencontres amoureuses entre jeunes Tamouls. Ceux-ci se réunissaient sur les rives des rivières afin d’y chercher leur futur conjoint. Une pratique aujourd’hui désuète, par la jeunesse tamoule.

Désormais, les pratiquants consomment de la canne à sucre, et décorent leur maison avec des Kolan, (motif d’inspiration géométrique tracé avec de la poudre de riz à l’entrée des maisons et commerces en guise de bienvenue mais aussi pour porter chance), plutôt que d’arpenter les rives à la recherche de l’amour.

Le bénéfice d’une communication politique

Depuis deux ans, cette fête s’est vue promu par le gouvernement Canadien, et plus particulièrement par son premier ministre Justin Trudeau et la ministre du Patrimoine canadien, Mélanie Joly.

Chaque année, ceux-ci communiquent sur leur compte Twitter avec un objectif précis, qui est celui de voir ces festivités comme étant «une occasion de réfléchir aux nombreuses contributions des Canadiens d’origine tamoule à la société», mais également d’en apprendre plus sur cette culture .

La diversité étant « l’une des plus grandes forces du Canada », selon la politicienne.

Elle conclut son intervention : « Je souhaite à tous ceux et celles qui célèbrent le Thaï Pongal un joyeux festival en compagnie de leurs amis et de leur famille», a-t-elle conclu, avant de lancer «Iniya Pongal Nalvazhthukkal», ce qui signifie en français, « un joyeux Pongal Heureux».

La diversité étant « l’une des plus grandes forces du Canada » selon la politicienne, il faut tirer parti de l’esprit d’ouverture et d’inclusion lors de tels événements.

Le premier ministre, Justin Trudeau, a rappelé le but de paix, d’abondance, de partage et de bonheur entourant cette fête, avant de souligner l’importance du Mois du patrimoine tamoul, se tenant durant le mois de janvier cette année.