Donald J. Trump 
45eme président des USA
CP/ Wikipédia
Donald J. Trump 45eme président des USA CP/ Wikipédia

Voilà bientôt un an que le Président américain est au pouvoir, et avec lui une succession de décisions allant à l’encontre de la situation écologique actuelle.

Eternel climatosceptique, Monsieur Trump voit dans l’environnement son pire ennemi, à éradiquer sans autres formes de procès. Et si, une pléiade de scientifiques vient hurler sous ses fenêtres, brandissant des dossiers faisant état de la situation critique que nous vivons, celui-ci renvoie la balle aux Chinois par « ce canular entretenu par la Chine pour affaiblir l’économie américaine ».

Et si les choix du 45ème Président sont à géométrie variable, sa lutte se concentre encore et toujours sur l’environnement.

Des petites aux grandes réformes 

Certains Américains de la capitale, dont des membres de la Maison Blanche, ont eu une âme d’écologiste et se rendaient au travail en vélo, grâce au « Capital Bilneshare », équivalant de nos vélib’ en France.

Mais le Président voyait cela d’un autre œil et les supprima, supprimant ainsi des économies de 630 dollars par usager, mais augmentant en même temps le nombre de conducteurs sur les routes, et donc les émissions de CO2.

Lors du mandat de Barack Obama, les parcs nationaux ont pu bénéficié d’un plan écologique, interdisant la vente de bouteille en plastique jetable sur leur territoire, le « Water Bottle Plan ». Elle participait activement à la réduction de déchets ainsi que des émissions de CO2. Mais la encore, Donald Trump, effectue sa chasse aux sorcières en abrogeant cet arrêté.

Le gros du problème

Qui dit nouveau président, dit nouveau gouvernement, et l’annonce du nouveau directeur de l’Agence Américaine de protection de l’environnement, laisse présager les mois à venir. Scott Pruitt, membre du Parti Républicain, est un climatosceptique proche du président Trump, soutenant avec ferveur les avis du Président.

Une nomination qui s’accompagnera de nombreuses baisses budgétaires, et de la suppression du département de protection. Sur le plan spatial, le 45è Président a su, là aussi, trouver son combat contre l’environnement.

Ainsi, le budget de la NASA, destiné à l’étude de la Terre, subira une suppression de 150 millions de dollars par an, à partir de 2017. L’agence se voit donc obliger de supprimer les missions destinées, mais aussi, l’observation du taux de carbonne dans l’atmosphère et les océans, ou encore la population de plancton, essentielle à l’écosystème.

Un autre projet de loi s’est vu abrogé : le « Steam Protect Rule », censé encadrer le déversement de déchets de mines dans les cours d’eau. Un choix qui vient achever les nappes phréatiques américaines, déjà bien polluées.

Dans la lancé, le « Clean Power Plan » s’est également vu réexaminer. Ce plan est destiné à accélérer la transition énergétique du pays, en réduisant de 32% les émissions de CO2 des centrales thermiques par rapport à 2005.

Sur le plan animalier, notre ami Teddy Bear a interêt à se trouver une bonne cachette. Car les envies de Texan, fans de la gâchette, se voient réalisés, avec le tout récent accord sur la chasse. En effet, sous les conseils de l’un de ses fils, amateur de chasse, Donald Trump vient d’autoriser la chasse des loups et ours polaire, lors de leur période d’hibernation. Provoquant une véritable tollé chez les associations de protection, dont les revendications tomberont aux oubliettes.

Un dernier pour la route

Enfin, jeudi dernier, le président américain a déclaré l’intention d’ouvrir la quasi-totalité des eaux littorales des Etats-Unis à l’exploitation du pétrole et gaz offshore. Un plan qui devrait se concrétiser à l’horizon 2019, et concerner 90% des eaux côtières américaines. Car dans ces eaux se trouveraient près de 98% des ressources non-exploitées du pays.

Trump 1 – Nature 0

En l’espace d’un an, l’actuel président américain s’est donc attelé à la tache de réduire le peu de verdure qu’ils nous restent, à l’état de cendre. Mais un espoir perdure, celui de voir les USA réintégrer les accords de Paris sur le climat, destinés à contenir d’ici à 2100 le réchauffement climatique « bien en dessous de 2 °C » prévu par rapport aux niveaux préindustriels.

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