L’élevage de gibier de chasse : une pratique méconnue

L'élevage de gibier de chasse : une pratique méconnue

En situation difficile, certaines espèces de gibiers tendent à disparaître, à l’instar du pigeon migrateur américain. Pour résoudre ce problème, sans pour autant enrayer les joies de la chasse, des élevages ont vu le jour, prenant sous leurs ailes bon nombre d’espèces comme le faisan ou la perdrix rouge. Arrivées à maturité, les bêtes sont lâchées dans la nature, un environnement qu’elles n’ont jamais côtoyé réellement, malgré leurs conditions de vie sensiblement similaires. Lâchés pour être chassé ou pour se reproduire, ces gibiers sont le fruit d’un élevage réglementé et très surveillé mais qui, malgré tout, suscite quelques questionnements.

L’élevage du gibier fréchetois en Haute-Garonne.  

LES CHIFFRES CLÉS

Le gibier d’élevage sert à repeupler la nature, il est relâché pour être chasser ou pour se reproduire. Un bon éleveur sélectionne son gibier avec attention, il ne fait pas n’importe quoi. Il choisit des bêtes qui sont belles et résistantes. Le développement des gibiers en élevage est bon, il sont en bonne santé lorsqu’il sont relâchés car ils ont grandis dans un espace avec de l’eau, avec de quoi se nourrir et sans prédations. 

 

Pour qu’un gibier survive après qu’il soit introduit dans la nature, il est primordial qu’il soit dans un biotop normal pour lui. Par exemple, il y’a quelques années des milliers de lapins ont été relâchés dans un espace sec et sans nourriture facile à trouver.  Quelques semaines plus tard quasiment aucun lapin n’avait survécu. Ce qui montre que même avec tous les moyens du monde, il faut respecter les règles de la nature. 

 

Naturellement sans l’élevage et la réintroduction de gibiers, les espèces ne pourraient pas survivre. De plus si il ya des chasseurs, ils (l’État) sont obligés de leurs donner du gibier à tuer pour que les chasseurs prennent le permis. Mais il faut faire quand même attention car un bon nombre de gibiers relâcher viennent d’ Espagne et les normes sanitaires sont bien moins strictes qu’en France. Il y a également les élevages clandestins, dans ce type d’élevages il n’y a pas de suivis médicaux, il est donc fort probable que les bêtes relâchées transmettent des maladies aux autre animaux sauvages mais également aux consommateurs de viande.

 

Jean-Yves Jouglard

Maître de Conférences à l’école nationale vétérinaire de Toulouse

A la découverte d'un élevage de faisans et de perdreaux en Haute-Garonne

 Le « gibier fréchetois » est un élevage de faisans et de perdreaux au cœur de la Haute-Garonne dans la petite commune du Fréchet. Avec plus de 45.000 faisans et 12.000 perdreaux par an, la société mandatée par Denis BOURASSEAU représente une grande partie de l’élevage de gibier de chasse du sud-ouest de la France ainsi que du centre.