Le Sanctuaire : coeur de Rocamadour

L’anecdote de Christian : « monter 216 marches à genoux »

« Dans ma jeunesse, le Sanctuaire était le quatrième haut lieu de la chrétienté. Il y avait des milliers de pèlerins, et des trains entiers venaient comme à Lourdes. Nous étions au Sanctuaire pour tous les offices. Les prêtres fermaient les yeux sur nos bêtises car ils avaient besoin de nous.

Quand j’étais gamin, on montait les marches à genoux, 216 marches. Nous mettions quatre heures pour le faire. Nous étions les premiers à arriver à la chapelle miraculeuse et les derniers n’avaient pas démarré. Ça représentait plus de 16 000 personnes. Aujourd’hui, ça n’existe plus ! La chapelle était un lieu exceptionnel qui est devenu un vrai moulin de nos jours. »

 

Rencontre avec le directeur du sanctuaire de Rocamadour

par Frédéric Servera

"Les pèlerins étrangers peuvent aussi organiser leur propre office avec leur propre prêtre"

par Frédéric Servera

Une journée type au sanctuaire

par Frédéric Servera

"C’est un lieu qui vit"

par Laurence du Peloux, guide du santuaire de Rocamadour

Le Sanctuaire de Rocamadour, Frédéric Servera le connaît bien. Cela fait maintenant plusieurs années qu’il en est le directeur. Cet ancien militaire, aujourd’hui à la retraite, se dit fier de « servir l’Église » après avoir passé plus de 40 ans à « servir l’État ».

Certains commerces ferment en basse saison, mais le sanctuaire, lieu incontournable de l’ancienne cité médiévale, reste ouvert durant toute l’année. « Celui qui vient voir Rocamadour passe obligatoirement par le sanctuaire. On voit passer tout le monde au sanctuaire mais on ne fait pas la différence. Hors saison c’est une messe par jour, et en haute saison, c’est trois messes par jour. Ce n’est vraiment pas la même intensité. »

Lieu incontournable de Rocamadour 

Pour Frédéric Servera, le sanctuaire de Rocamadour est le lieu à ne pas rater lors d’une escapade dans la ville. « Sans le Sanctuaire, Rocamadour aurait été un village comme les autres. On le doit au développement du pèlerinage à la Vierge noire de Rocamadour dans les années 800. Rocamadour s’est construite autour du Sanctuaire. Après la ville a développé l’aspect touristique ou encore culturel. Mais l’ADN de Rocamadour, c’est le fait religieux. Aujourd’hui, le sanctuaire vit de ce que les gens donnent à la quête, des ventes de bougies par exemple. »

 

Parfois le pèlerin est également touriste à Rocamadour, comme le touriste peut à son tour devenir pèlerin. En haute saison, les messes sont combles. Hors saison, le volume d’accueil est de 80 personnes au grand maximum. Rocamadour s’est construite autour du Sanctuaire.

Frédéric Servéra

Directeur du Sanctuaire