Paul – L’aventurier

Paul – L’aventurier

Quoi qu’il fasse dans la vie, Paul est motivé par son besoin d’aventures. Après trois ans passés sur les bancs de la fac à étudier la chimie, il a choisi d’arrêter son cursus pour préparer un road trip sur la côte est de l’Australie. Mais pour partir explorer le continent rouge l’étudiant de 24 ans a besoin d’argent. C’est pour cette raison qu’il travaille dans la livraison à vélo depuis plus d’un an. Pressé de découvrir de nouvelles contrées, il espère pouvoir partir d’ici mars prochain.

Outre la flexibilité des horaires, ce que Paul affectionne le plus dans le fait d’être livreur ce sont les conditions de travail. Ce sportif aguerri accepte sans problème les contraintes du métier, car grâce à ce dernier il peut travailler sans avoir de patron, il est libre de ses choix, et avant tout il profite de l’adrénaline que lui procure la course. Il nous explique même avec un large sourire qu’il adore ce job, qu’il le voit comme un jeu dans lequel il doit éviter les obstacles et atteindre sa destination le plus rapidement possible.

" C'est comme du ski ou du surf, tu rides et si tu aimes ça, tu t'y retrouves vraiment "

Même si sous son casque, Paul pense en tant que livreur, il n’en reste pas moins un jeune homme avec des convictions. D’ailleurs, étant très attaché à une alimentation saine, il voit d’un très mauvais œil l’arrivée du géant du fast-food McDonalds sur les plateformes de livraison. Selon lui, même si chacun est libre de manger comme il le souhaite, cela peut avoir un impact catastrophique sur les habitudes alimentaires de certaines personnes.

Malgré l’affection qu’il a pour cette activité, Paul avoue ne pas pouvoir le faire à plein temps. À côté des livraisons, il travaille avec un ami à lui pour l’aider à monter son entreprise. Et puisque Paul aime autant plaisanter que pédaler, il nous confie avec humour les situations les plus amusantes qu’il a vécues : comme la fois où une femme, seins nus, lui a ouvert la porte, ou encore le jour où il a livré une commande dans une boite de strip-tease. Ce genre de moments anecdotiques font aussi partie du quotidien des livreurs.

« Je ne compte pas interrompre mon contrat quand je serai en Australie, car là-bas aussi il y a des livreurs à vélo.
Je vais continuer en parallèle de mes autres activités, c’est le genre d’emploi qui permet d’être en contact avec la population. »

© 2017 ISCPA Toulouse