QUE DIT LA LOI ?

Du droit pour comprendre la situation

QUELQUES PRÉCISIONS SUR LA RÉMUNÉRATION JUGÉE PRÉCAIRE

Si à l’aube du métier de livreur à vélo, la tarification était simple, (un salaire fixe + une commission qui dépendait de la plateforme pour laquelle on travaillait) aujourd’hui la situation est beaucoup plus complexe. Quasiment toutes les plateformes ont choisi de supprimer ce « salaire » fixe, à l’image de Deliveroo et UberEats. Seule Foodora continue de proposer un « salaire » fixe.

Chaque plateforme propose désormais sa propre grille tarifaires, avec des rémunérations à la course. Cela donne souvent des résultats complexes, avec des commissions qui s’additionnent à des primes (en fonction du nombre de kilomètres, du climat etc.). Ce premier changement en terme de salaire est d’ailleurs l’un des chevaux de bataille des associations qui défendent les conditions des livreurs à vélo.

*Toutes les rémunérations détaillées ci-contre correspondent au salaire brut.

 

DELIVEROO
5,75 € la course à Paris
5 € la course en province

FOODORA
Lundi, mardi, mercredi et jeudi :
7,50€/h + 2 à 4 € la course à Paris

À partir de 18h30 vendredi, samedi et dimanche :
Paris : 11,50€/h fixe + 2 à 4 €/course
Autres villes : 7,50€/h fixe + 2 €/course

UBER EATS
Paris : 3,50 € + 1,4 €/km la course
Autres villes : 3,50€ + 1,3€/km la course

 

 

 

UN STATUT D’AUTO-ENTREPRENEUR DISCUTÉ
DES CONDITIONS DE TRAVAIL DIFFICILES
MAIS QUE DIT LA LOI SUR TOUT CECI ?

Afin de comprendre au mieux l’articulation du statut d’auto-entrepreneur des livreurs à vélo, nous avons rencontré Maître Chebbani. L’avocat en Droit du travail au Barreau de Toulouse, nous a reçu dans son cabinet.

Grâce à son expérience et son expertise, il a su nous éclairer sur certains points essentiels à la compréhension de la situation complexe dans laquelle se trouvent les livreurs.