Drogue – Comment s’en sortir ?

Comment s’en sortir ?

Les solutions existent

Souvent, quand on est dépendant, on pense que rien ne pourra réussir à nous sortir de notre problème. La plupart du temps, on se sent seul, délaissé, et l’on continue de consommer. Pourtant, des solutions existent. Et elles marchent.

Seulement, il faut être prêt à tout laisser derrière soi et faire le premier pas.

NA c’est quoi ?

NA est une Association à but non lucratif, composée d’hommes et de femmes pour qui la drogue était devenue un problème majeur. Cette association a été créée sur le même modèle que celle des Alcooliques Anonymes. Chaque adhérant doit obligatoirement se revendiquer être un « dépendants en rétablissement ». Ils se réunissent régulièrement (plusieurs fois par semaine) pour s’entraider à rester abstinents (de toutes drogues).

NA est entièrement autonome et est financé exclusivement par le volontariat de ses membres, refusant toute contribution de l’extérieur.

En 2015, on dénombrait en France plus de 140 réunions hebdomadaires, réparties sur tout son territoire comme à Bordeaux, Caen, Lille, Lyon, Marseille, Montpellier, Paris ou encore Toulouse.

Tous sont des membres réguliers qui viennent en moyenne 2 fois par semaine.

 

Alain a également trouvé des solutions, notamment grâce à NA, pour sortir de sa « maladie ».

 

Bienvenue chez les NA (Narcotiques Anonymes)

Comme pour les alcooliques, les personnes souffrant de dépendances aux drogues (alcool y compris) ont également leurs groupes de soutien. Les NA offrent un milieu chaleureux et accueillant, où tout un chacun est libre de venir afin de partager leurs expériences.

Thibault

« Au début, je ne voyais pas comment un type qui n’avait pas vécu ce que j’avais vécu pouvait m’aider »

Alain

« En 2011 je suis rentré chez moi, j’ai mis à la poubelle le Subutex, les Lexomil, je me suis juré que je ne boirais plus car je fonçais droit dans le trou si je continuais à me défoncer. Et j’ai fait en 24h, 2 grosses crises d’épilepsie. » 

Manon

« J’ai essayé d’arrêter. Au départ je m’en sortais bien car je n’avais rien pris pendant 2 mois. Cela m’avait fait un bien fou. Mais du coup j’apportais beaucoup d’attention aux médicaments en me disant que c’était les médicaments qui allaient me sauver. »

 

Thibault, 31 ans, est membre des NA. Il a, lors de sa vie, connu plusieurs soucis liés à sa consommation. Jusqu’au jour où le déclic se fait…

 

Une fois la lecture finie, les participants sont invités à parler librement sur un thème choisi ou les difficultés qu’ils rencontrent et des solutions qu’ils trouvent dans une vie sans drogue. Ces échanges ne se font pas sous forme de discussions mais constituent, plutôt, une série de contributions individuelles.

Pendant près de 2 heures les participants se livrent sur eux-mêmes. Une épreuve qui n’est pas toujours facile. En effet, sur la dizaine de personnes présentes, un des membres n’a pas souhaité s’exprimer, mais a quand même assisté à la totalité de la réunion.

Les réunions

Le premier élément qui tape à l’œil est le moyen de se saluer. Ils ne se serrent pas la main ni se font la bise, mais se font un câlin « à l’américaine » pour se dire bonjour. Déjà un premier signe de solidarité entre dépendants.

Nous sommes 3 nouveaux lors de cette réunion, et cela semble ravir les membres.

La réunion est animée par 2 représentants de NA, eux aussi touchés par la maladie de la dépendance. Car pour eux, il s’agit d’une maladie.

Chaque membre de la réunion est en abstinence. La plus récente date de 30 jours, celui qui a la plus longue abstinence n’a pas touché de drogues depuis près de 10 ans. Les profils sont tous différents et bien loin des stéréotypes des « drogués ».

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